Faits divers : LA BANDE DES « SIX » DE BANCONI-RAZEL SOUS LES VERROUS

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Contrairement à nombre de bandits de leur acabit, ces six braqueurs avaient tous un métier connu. Mais apparemment ce gagne pain normal leur semblait insuffisant pour joindre les deux bouts.

 

Nous les désignerons par leurs initiales pour des raisons bien compréhensibles. Il s’agit des nommés M.K, O.D alias Tchiè, I.K, S.D, S.T et I.D. Dans les jours à venir, sauf extraordinaire, ces six individus vont devoir répondre de leurs actes devant des juges.

A Banconi-Razel, quartier populaire périphérique de la capitale, ils sont connus pour être des délinquants notoires, organisés en bande pour s’attaquer aux paisibles citoyens en les dépossédant de leurs biens. Relativement jeunes, ils ont entre 19 et 24 ans, et adorent le braquage et les vols à main armée dans le quartier cité et ses environs.

Fait étrange pour cette bande des six, contrairement à nombre de bandits de leur acabit, s’il faut croire nos sources à la police, ils auraient tous un métier connu dans la vie. Loin d’être de simples malfrats, il paraît que parmi eux, il y a des manœuvres, des chauffeurs des apprentis chauffeurs, des réparateurs de motos etc.

Probablement, c’est tout cela qui pouvait expliquer la facilité avec laquelle ils pouvaient se procurer des engins à deux roues chacun pour leurs opérations nocturnes.

Souvent, dans des conditions rocambolesques. Comme chaque chose a une fin, le glas a fini par sonner pour eux à la mi-juillet à la suite d’une décente policière des éléments du commissaire divisionnaire Tapa Diallo en charge du commissariat de police du 6ème arrondissement. Cette décente a visé l’antre des « Six » quelque part dans les confins de Banconi-Razel, à la périphérie de la Commune I du district de Bamako.

Les policiers ont toujours sollicité la collaboration des populations pour lesquelles ils travaillent, de nuit comme de jour. Certains de nos concitoyens ont foi en la vertu de la collaboration avec les agents assermentés en charge d’assurer la sécurité des citoyens dans la cité.

C’est ainsi qu’une tierce personne a osé contacter les limiers dudit commissariat pour leur faire part de ses inquiétudes quant aux agissements de la bande des « Six » de Banconi-Razel. Dès lors les policiers se sont sentis interpellés pour débarrasser le secteur de cette bande qui dérangeait énormément le sommeil des paisibles populations dans le quartier.

Alors qu’il est avéré, que dans certains cas, ce sont des individus qui n’hésitaient pas à user de la violence pour avoir ce dont ils avaient besoin. C’est tout cela qui a justifié la descente effectuée par les éléments de l’unité des recherches du commissariat de police du 6ème arrondissement, menés par le capitaine Fousseny Sangaré « Japon ». C’était dans les environs de 3 heures du matin dans ce nid criminogène.

Comme les policiers avaient le maximum de renseignements sur la bande des « Six », la rafle nocturne devrait (logiquement) porter ses fruits. Il en fut ainsi lorsque à l’heure indiquée, la descente policière qui s’en est suivie n’a donné aucune chance aux malfrats de s’échapper.

Coincés dans leur logis, les limiers ont d’abord mis la main sur deux motos à la provenance douteuse. Accompagnés de ces butins, les suspects ont tous été conduits manu militari au commissariat de police pour y être auditionnés. Et cette audition s’est avérée fructueuse.

Ella aura permis de clarifier deux faits importants. Un des malfrats, c’est à dire le nommé O.D allias « Tchiè », lui était activement recherché par la police pour avoir mouillé dans un passé récent, dans une affaire de vol de moto non encore élucidé. Idem pour MK, un autre élément dangereux de la bande qui avait déjà été déféré pour une infraction similaire. Bref.

Les preuves semblaient suffisantes pour qu’à la fin de l’audition, le dossier des « Six » soit diligenté pour être renvoyé au Parquet du tribunal de Grande Instance de la Commune I du district de Bamako. En attendant une prochainement comparution, ils dorment tous derrière les barreaux.

Tamba CAMARA
L’ESSOR

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