Faits divers : La Police démantèle un réseau de proxénètes

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Ils étaient relativement bien organisés et faisaient des efforts pour conquérir plus d’adeptes. Appuyés par les populations, les policiers ne leur donneront pas le temps nécessaire pour s’implanter dans la durée.

Ils se nomment Hady Diallo, Mohamed Igor Tounkara, Mohamed Diarra, Guimba Camara, Hamidou Traoré, Cheick Oumar Sall, Ibrahim Cissé, Siriman Diarra, Amadou Cissé, Gaoussou Doumbia, Abdoulaye Sangaré, Barou Bah, Abdramane Traoré, Gaoussou Traoré et Souleymane Coulibaly dit « Solo », tous domiciliés en Commune II du district de Bamako. Ils ont entre 17 et 45 ans, tout au plus. La quinzaine de personne est tombée, il y a quelques jours, entre les mains des éléments du commissaire divisionnaire Abdoulaye Djiré, en charge du commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako. Motif : ils sont suspectés de « proxénétisme, de pédo-homosxualité, de corruption de la jeunesse, de viol et d’incitation à la débauche ».
La brigade de recherches dudit commissariat que nous avons approchée a été, on ne peut plus claire, sur les motifs de l’interpellation de ces individus. Selon nos sources près du dossier, depuis un certain temps, le bruit courait dans la commune concernée, quant à l’existence d’un réseau de bandits dont les éléments s’adonnaient à cœur joie aux pratiques suscitées. Les faits qui n’étaient plus des rumeurs avaient, à un moment suscité l’émoi et l’incompréhension au sein des populations. Cela, à cause surtout de l’ampleur que le phénomène prenait dans la Commune II, voire au delà. C’est ainsi que
le « Soit Transmis » N°0204/PR-CII en date du 24 janvier 2020 du procureur de la République près le tribunal de Grande instance de la Commune II du district de Bamako a atterri sur le bureau du commissaire divisionnaire Djiré. Il était relatif à l’interpellation des personnes suscitées. Et c’était à la suite des plaintes formulées par une frange importante de la population par rapports aux infractions détaillées. La plainte en question avait nommément cité un certain Moussa Coulibaly et autres pour pédophilie, proxénétisme, viol et complicité etc.

Une fois le « Soit Transmis » à leur disposition, les éléments de l’unité de recherches du 3è arrondissement n’avaient plus qu’à s’exécuter conformément à leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens dans la cité. Et, dans les heures qui ont suivi, débutèrent d’intenses investigations à travers la capitale et ses environs dans le but de mettre la main sur ces individus qui se sont regroupés en réseau avec pour seul but de s’adonner à certaines pratiques dont les conséquences sociales sont désastreuses. Pendant qu’ils les traquaient discrètement, les policiers ont eu des informations faisant état de la tenue, dans un bref délai, de la fête d’anniversaire d’un des membres du réseau dans un restaurant huppé au quartier Hippodrome, en Commune II du district de Bamako. Les limiers savaient déjà à quelle heure les suspects devaient se rencontrer dans ledit restaurant. Ainsi, ils effectuèrent une décente discrète aux environs de 21 heures à l’endroit cité pour les appréhender.

Conduits dans les locaux du commissariat de police pour audition, les suspects ont reconnu les faits à eux reprochés. Mieux, ils ont préféré collaborer en citant les nommés Gaoussou Traoré et Souleymane Coulibaly dit Solo comme étant leurs (principaux) complices.

Plus tard, les enquêtes policières ont permis de savoir que ces derniers étaient de véritables bourreaux pour leurs victimes mineures. Les enquêteurs ont également compris que les individus impliqués dans cette histoire ne se connaissaient pas tous auparavant. Selon nos sources, il semble qu’ils se rencontraient généralement lors des événements sociaux dans certains cas. Dans d’autres, ils nouaient des liens lorsqu’ils se rencontraient fortuitement au niveau de certaines structures sanitaires de la capitale. Et, s’il faut croire nos sources, ils étaient tellement bien organisés qu’ils avaient pris l’habitude de se rencontrer nuitamment et de façon quasi-quotidienne. Mais, confirme-t-on au commissariat de police, c’était toujours dans le cadre de leur  » lugubre activité ». Pis, ils avaient même élaboré des stratégies spécifiques qui leur permettaient à terme, de conquérir beaucoup plus d’adeptes au profit de leur regroupement.

Les chefs parvenaient facilement à « détourner » des mineurs à leur profit. Et en faisant d’eux de façon progressive, des adeptes invétérés. Outre les plaintes des populations, les policiers avaient, durant les enquêtes, découvert certaines réalités des faits qui les obligeaient à renvoyer les suspects devant le parquet du tribunal de Grande instance de la Commune II du district de Bamako pour répondre aux faits à eux reprochés.

Tamba CAMARA

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