Faits divers : Les bourreaux des motocyclistes aux arrêts

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Deux jeunes gens semaient la terreur chez les propriétaires d’engins à deux-roues. La multiplication des plaintes à leur encontre les a fait perdre.

OT et KT sont relativement jeunes. Ils seraient tous deux dans la vingtaine. En dépit de cette jeunesse, ces deux garçons semblent avoir un penchant pour le vol des engins à deux-roues. Dans cette activité malsaine, ils ont semé la terreur chez les populations d’un des secteurs de Djicoroni-Para en Commune IV du district de Bamako. Surtout chez les propriétaires des motos Djakarta.
Les éléments de la commissaire divisionnaire Kadiatou « Kady » Tounkara du 14è arrondissement viennent de mettre fin aux agissements de ce duo d’une autre espèce.
Cela s’est passé, il y a quelques semaines, quelque part dans le quartier cité plus haut. Mais pour qu’il en soit ainsi, il a fallu que plusieurs victimes aillent déposer des plaintes contre les deux malfrats qui n’hésitaient pas à escalader les murs d’enceinte des domiciles de leurs victimes pour commettre leurs forfaits. Selon nos sources à la police, les deux malfrats ont une stratégie simple pour arriver à leur fin. Apparemment, lorsqu’ils étaient actifs sur le terrain, ils mettaient la journée à profit pour localiser le domicile de leurs futures victimes. Et, une fois la nuit tombée, ils n’auront pas de difficulté à se rendre sur place, s’y introduire et y dérober un engin à deux roues tout calmement. Puis, ils disparaissent avec leur butin, ni vu, ni connu. Avec ce mode opératoire simple et pratique, il semble que OT et KT ont fait de nombreuses victimes à travers leur secteur d’opération en Commune IV. D’où de nombreuses plaintes les concernant. C’est pourquoi, d’ailleurs, les policiers n’ont pas tardé à réagir pour débarrasser la zone de ces deux malfrats afin de permettre aux populations de dormir tranquillement
chez eux.

Une opération policière menée par le Lieutenant Mamadou Kébé, le chef de la brigade de recherche et ses hommes a été discrètement mise sur pied. Elle a concerné le secteur où évoluait le duo dans le quartier et ses environs. Cette opération a tout de suite porté fruits. à la date du 15 mars, précisément aux environs de 18 heures, les deux bandits sont tombés dans les mailles des filets des éléments de l’unité de recherche puis conduits au commissariat de police pour y être entendus.
Auditionnés durant des heures, ils ont craqué pour finalement dire la vérité en reconnaissant les faits à eux reprochés. Une perquisition de leur antre a permis aux limiers de mettre la main sur trois motos. Une enquête poussée permettra de savoir qu’ils avaient déjà envoyé une moto dans la localité de Fana à un peu plus d’une centaine de kms de Bamako. Il a été établi que OT et KT étaient déjà connus des archives de la police. Ces repris de justice étaient impliqués dans plusieurs cas de cambriolage et de braquage. Après leur audition, ils ont été mis au cachot en attendant d’être fixés sur leur sort par les juges du Tribunal de grande instance de la Commune IV.

Tamba CAMARA

 

« Rat Messi » : insaisissable ?

« Messi ». Ne vous méprenez pas. Ce n’est pas le célèbre footballeur argentin, sextuple ballon d’or de France football, qui donne du plaisir aux amoureux du beau jeu et du football léché. C’est même faire offense à ce génial footballeur dont les accélérations à casser les reins de ses adversaires sur les pelouses espagnoles et européennes dans la compétition reine des clubs (la Ligue des champions), sont commentées sur les chaines de télévision, que de l’évoquer en parlant d’un rat.
Mais du fait de la fulgurance de ce rongeur nuisible, nos compatriotes n’ont pu s’empêcher, en référence bien sûr à la gestuelle du génie du FC Barcelone, de lui coller le pseudonyme « Messi ». Ce qui est un bien grand compliment pour ce mammifère de la famille des muridés. Ce rat à pattes courtes rode et mange tout sur son passage dans les demeures. Qui n’a pas subi les foudres de cet intrus ? Dans les palais où les lambris éblouissent comme dans les chaumières, ce maitre bâtisseur de galeries souterraines évolue à l’aise et s’attaque aux garde-robes, aux porte-documents et aux sacs de céréales, entre autres. Et partout où il passe, c’est bonjour les
dégâts.
Il ressort des commentaires de spécialistes d’hygiène et d’ingénieurs sanitaires que ce rongeur fulgurant aurait été « importé » du Sénégal dans les conteneurs acheminés par train, mais aussi dans les caisses métalliques transportées par route de la Côte d’Ivoire et du Togo.
Et le spécimen qui pullule se multiple à une vitesse incroyable. Il impose de plus en plus sa présence dans les coins et recoins de nos maisons, bureaux, ateliers, voire dans les espaces de divertissement.
Bréhima
DOUMBIA

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