Faits divers : Les «cinq» tombent à Sébenicoro

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Ils ont semé la terreur durant des mois dans le quartier et ses environs avec une méthode particulière. La plainte d’une victime a eu raison du groupe qui croupit désormais derrière les barreaux

Ils sont relativement jeune et forment une bande de cinq malfrats âgés de 18 à 21 ans. Ils viennent de tomber entre les mains des hommes du commissaire principal Santigui Kamissoko du commissariat de police du 9è arrondissement. Ces cinq vagabonds qui vivaient de braquage à main armée avaient semé la terreur durant des mois dans le quartier Sébénicoro et ses alentours. Ils n’hésitaient pas à faire usage de leurs armes lorsqu’ils ils sont en face de leurs victimes pour obtenir ce dont ils ont besoin. Bref, une véritable bande de braqueurs qui coupaient le sommeil des habitants du quartier et ses alentours où ils sévissaient en Commune IV du District de Bamako.

Leur interpellation fait suite à la plainte d’un citoyen qu’ils avaient poignardé quelque part dans le secteur du quartier suscité. Selon nos sources à la police, il semble que la bande des “cinq” avait opté pour une stratégie d’attaque qui lui est propre. à certaines heures de la nuit, ils rodent autour des secteurs qu’ils semblent contrôler pour leurs opérations nocturnes lugubres, à la recherche d’éventuelles proies. Et malheur au citoyen qui a la malchance de croiser leur chemin nuitamment. Ils le braquent et s’il ou /elle tente de résister, ces malfrats n’hésitent pas à faire usage de leurs armes obligeant leurs victimes à leur laisser tous ses biens. Mais pour certaines victimes, une fois que leur chemin se croisent, ils l’encerclent pour lui couper toutes les issues afin qu’elles ne s’échappent pas pour alerter d’éventuels intervenants pouvant faire échouer leur opération.

Durant des mois et des mois, les « Cinq » ont agi ainsi, multipliant le nombre de victimes dans leur secteur d’opération. Le plaignant à la base de leur interpellation était une victime de trop pour les limiers. Mercredi 22 juillet dernier, ce quadragénaire a saisi les policiers pour déposer sa plainte contre X.
Il venait d’être braqué par le groupe des cinq à Sébénicoro secteur II. Pour être plus claire dans ses explications, le plaignant a confirmé aux policiers qu’il connaissait formellement un de ses agresseurs, surnommé « Moh » le chef de la bande.

Le plaignant à par la suite, fait une description physique de ce chef de Gang qui conduit les Cinq durant leurs opérations nocturnes. Avec ces renseignements, les limiers avaient la tâche facile pour démanteler la bande. Dans la foulée, les enquêteurs conduits par le lieutenant Keïta ont exploité ces bribes d’informations jusqu’à mettre la main sur le surnommé « Moh ». La suite était très facile pour eux en tant que policiers professionnels. Tous les autres membres du groupe sont tombés un par un entre les mailles des filets de la police.

Leur audition a permis de comprendre qu’ils n’hésitaient pas, dans certains cas, à pourchasser leurs victimes même si ces dernières parvenaient à s’enfuir avec l’espoir de les échapper. Durant certaines de leurs opérations, ces bandits de grand chemin se servaient également de cordes qu’ils tendaient sur la route pour faire chuter leur victime et s’emparer de son engin à deux roues. Ils le faisaient généralement lorsqu’ils sont armés de gourdins, couteaux, et/ou machettes.

Il leur arrivait également d’encercler certaines de leurs victimes la menaçant de mort. Puis, ils la dépossèdaient de tous ses objets : téléphones portables, argent en espèces et autres objets de valeurs. Les preuves semblaient suffisantes contre les cinq qui dorment désormais à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.

Tamba CAMARA

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