Finance islamique : UN MÉCANISME DE FINANCEMENT POUR BOOSTER LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

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L’Ecole supérieure de gestion compte lancer une filière dédiée à
la finance islamique. Tout chose qui participera à la vulgarisation de cet instrument de lutte contre la pauvreté dans notre pays

«La Finance islamique, meilleur instrument de relance économique», était le thème d’une conférence-débats initiée, samedi dernier, par l’Ecole supérieure de gestion (ESG). La rencontre a été organisée en partenariat avec la Société d’ingénierie de finance islamique (IFI) et la Caisse d’intermédiation et du développement (CID). Les conférenciers étaient le directeur général de l’ESG, Grande Jean-Pierre, l’administrateur général de la CID, Sidy Bouaré, et le représentant de l’IFI, Siaka Bokoro.
Cette conférence-débats est intervenue dans le cadre d’une activité qui visait à former des professionnels qualifiés dans l’ingénierie financière islamique, maîtriser les savoirs théoriques et les compétences méthodologiques dans le domaine de l’ingénierie financière, structurer des produits financiers à la loi destinés à satisfaire la demande des investisseurs et des acteurs économiques (entreprises, Etats pour les émissions de titres).
Il s’agissait également de former des cadres supérieurs capables de comprendre et de maitriser les fondamentaux de la finance islamique, d’appréhender l’industrie financière islamique, notamment les banques islamiques et les fonds d’investissement.
A l’entame de ses propos, le directeur général de l’ESG a annoncé qu’après la conférence, son école va lancer une filière dédiée à la finance islamique. Une initiative que Grande Jean-Pierre a qualifiée d’évènement national au Mali.
Car, selon lui, l’ESG est toujours à la recherche de quelque chose qui pourrait apporter aux étudiants de la connaissance, de la compétence leur permettant de bien s’insérer dans de meilleures conditions possibles. Le but, à en croire le directeur, est d’orienter les étudiants vers des métiers porteurs d’opportunités. Cette dynamique, selon M. Grande, s’inscrit dans le cadre du développement du Mali, en suivant les orientations définies par les écoles économiques et politiques.
En effet, l’ESG entend offrir à ses étudiants un cadre les poussant à initier dès le début de leurs études, des projets d’entreprise. Car, l’avenir des jeunes se trouve dans l’acquisition de connaissances dans des domaines comme la gestion d’entreprise, le management, la comptabilité, l’audit et le contrôle de gestion sans oublier l’expertise comptable. «Le diplôme vient tout simplement couronner vos études et donne une mention en fonction de vos efforts. Le diplôme fait partie des accessoires», a expliqué le directeur général de l’ESG.
Une autre raison d’existence de son établissement est de contribuer au développement économique et social du Mali en visant à connecter l’économie financière à l’économie réelle et solidaire, a conclu M. Grande.
Par rapport à la législation sur la finance islamique au Mali, le conférencier Sidy Bouaré a expliqué qu’un projet de loi été adopté en conseil des ministres dans ce sens. «Aujourd’hui, le texte est au niveau de l’Assemblée nationale et on espère que les parlementaires vont donner quitus d’ici la fin du deuxième trimestre de 2019», a-t-il expliqué, ajoutant que des instructions ont été données par la BCEAO autorisant les huit pays de l’UEMOA à créer une banque islamique. C’est dans ce cadre que la banque islamique Coris a vu le jour au Mali.
Pour le représentant de l’IFI, Siaka Bokoro, l’initiative consiste à fédérer les intervenants de la finance islamique, de façon institutionnelle pour pouvoir accompagner les institutions d’ingénierie de la finance islamique. Le but, selon lui, est d’aider les institutions de finance islamique qui veulent installer des filiales au Mali. Il s’agit, a expliqué M. Bokoro, de faire des études de marché, d’accompagner l’installation des institutions financières et les conseiller pour se conformer à la loi (charia).

Aminata DIAKITÉ

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