Fonds d’appui à l’industrie cinématographique : Enfin un manuel de sélection des projets cinématographiques

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Le cinéma malien traverse depuis plusieurs années des difficultés

C’est dans un contexte difficile, marqué par des efforts de prévention contre le coronavirus, que la première session extraordinaire du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) s’est tenue, lundi dernier, dans les locaux de l’établissement à Magnambougou Faso Kanu. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Kady NGom, conseillère technique au ministère de la Culture, en présence du directeur général du Fonds, Dr Bréma Moussa Koné. L’ordre du jour portait sur l’examen et l’adoption d’un manuel de sélection des projets de cinéma et de l’audiovisuel. Les administrateurs ont amendé le document soumis à leur approbation avant de l’adopter. Comme on pouvait s’y attendre, le coronavirus s’est invité au débat. La représentante du ministre de la Culture a demandé aux administrateurs de respecter les consignes édictées dans la prévention contre le covid-19. Elle a aussi rappelé que le manuel de procédures de sélection des projets est une recommandation de la 2è session du conseil d’administration, tenue le 24 décembre dernier.
La recommandation phare de cette précédente session était d’associer les acteurs du secteur de l’audio visuel pour pouvoir élaborer un manuel inclusif qui prend en compte tous les secteurs du cinéma. La composition du comité technique a été revue afin de prendre en charge ces recommandations. « Cette nouvelle mouture du manuel de sélection des projets cinématographiques et audiovisuels instaurera des critères pour départager les potentiels candidats qui vont soumissionner au financement du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique», a soutenu Mme Kady N’Gom.

Le manuel revêt donc d’une importance capitale. C’est pourquoi, Mme la conseillère technique a incité les administrateurs à produire un document de qualité permettant de sélectionner en toute impartialité des projets capables de redonner au cinéma malien ses lettres de noblesse.
Pour Dr Bréma Moussa Koné, sa jeune structure a été opérationnelle en 2019. « Après l’installation, nous avons posé des actes permettant de faire vivre et développer le cinéma malien », a-t-il dit, ajoutant que le manuel va permettre à l’administrateur d’avoir un outil de jugement sur les projets soumis et de faire une évaluation pertinente.
Un des grands défis reste la mobilisation des ressources financières. à ce propos, l’établissement a élaboré un projet quinquennal, dont le montant est estimé à 34 milliards de Fcfa. Dr Bréma Moussa Koné a aussi rappelé que plusieurs activités sont au programme pour redonner au cinéma malien sa place de leadership au niveau continental.
Le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique a été créé en 2018 par le décret N°2018-0295/P-RM. Sa mission est de mettre en place une stratégie permettant de mettre fin aux difficultés que le cinéma malien connaît depuis très longtemps.
L’insuffisance de salles de cinéma, mais aussi de sources de financements pour soutenir la production cinématographique, l’absence d’une politique nationale cinématographique, l’inexistence de législation, de circuit de formation et de code de l’industrie cinématographique et audiovisuelle sont incriminées comme des entraves à la bonne évolution du cinéma malien.

Amadou SOW

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