Formation des enseignants sur l’approche équilibrée : L’ACCOMPAGNEMENT DU PROJET MALI/SIRA

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Un atelier de renforcement des capacités de 336 professeurs de psychopédagogie, de lettres et des langues nationales dans 20 Instituts de formation des maitres (IFM) de notre pays s’est tenu, du 11 au 15 février, à l’initiative du projet : «USAID/MALI-SIRA». C’était en collaboration avec la direction nationale de l’enseignement normal. Le séminaire de formation s’est déroulé dans 4 pôles, à savoir le pôle de Sévaré (qui a regroupé Diré, Aghelhoc, Gao, Tombouctou et Tominian), le pôle de Ségou a formé les enseignants de Bougouni, Koutiala, Sikasso et Niono, le pôle de Kita (qui a couvert aussi Kangaba, Kayes, Nara et Nioro) et celui de Bamako
La formation visait à remettre à niveau les enseignants afin de mieux enseigner la lecture-écriture au fondamental. Dans la capitale, les professeurs des IFM Julius Nyéréré de Hamdallaye et de l’Ecole de formation des éducateurs préscolaires de N’Tomikorobougou ont été formés au lycée Technique sur les techniques de l’approche équilibrée et les mots décidables. Mamadou Coulibaly qui enseigne la psychopédagogie à l’IFM EFEP, s’est réjoui de la formation qui lui a permis de découvrir l’importance de l’apprentissage, de la lecture-écriture dans les classes de 1ère et 2è années. Il a aussi soutenu que l’application des techniques de l’approche équilibrée aide l’enfant à pouvoir bien lire et écrire depuis les premières semaines de la rentrée scolaire.
La méthode accorde beaucoup d’importance au jugement de l’enseignant et autorise la flexibilité, la créativité. Elle vise aussi les besoins et intérêts des élèves, exige leur participation active et effective aux cours, a constaté le pédagogue. Mme Diankoumba Aïchata Sacko, également enseignante, a témoigné que le séminaire a permis de faire des échanges d’idées et d’acquérir des expériences et connaissances nouvelles. Il a surtout permis d’améliorer le niveau des enseignants. De son côté, le chef de division formation à l’Académie d’enseignement Bamako-rive gauche a indiqué que la session de formation était importante, car elle a touché les langues et la communication. «Il est aujourd’hui reconnu qu’un élève qui ne sait ni lire, ni écrire est complètement désarmé dans l’apprentissage», a dit Alidji Maïga, avant de saluer les résultats obtenus à mi-parcours par le Projet, soit une augmentation de 12% des élèves à atteindre les standards du ministère de l’Education nationale en fin de la 2ème année.
Par ailleurs, M. Maïga a fait sienne une réflexion de l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, qui disait qu’«Une nation qui lit est une nation qui gagne». Le curriculum de l’enseignement normal révisé et validé, l’année passée, permettra aux élèves-maîtres de sortir de l’IFM avec des compétences didactiques solides. Le Mali comme d’autres pays fait face aux défis de la formation de l’adulte du 21ème siècle et évoluera dans un monde en perpétuelle mutation. «En mettant l’accent dans vos échanges sur la formation d’un apprenant créatif ayant un esprit d’équipe, de critique, vous touchez aux axes de défis de l’adulte de demain», a indiqué le chef de division formation à l’Académie d’enseignement Bamako-rive gauche.
Le projet USAID/Mali SIRA, qui a pour objectif d’améliorer l’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture des élèves de 1è et 2è années dans les régions de Koulikoro, Ségou, Sikasso et à Bamako, travaille en étroite collaboration avec le département de l’Education nationale. Il forme chaque année environ 12 000 enseignants et directeurs d’écoles, dote environ 4 000 écoles en matériel didactique et appuie l’enseignement de la lecture. Précisons que Samba Diarra et Mory Dembélé du Projet USAID/Mali-Sira et Mamadou Toumagnon de la direction nationale de la pédagogie assuraient la présente formation.

Sidi Y. WAGUé

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