Formation professionnelle : SESSION DE PERFECTIONNEMENT POUR 250 AVOCATS

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Le Premier ministre remet une attestation de formation à un avocat

La formation continue est un impératif absolu pour chaque avocat dans tous les domaines du droit pour lui permettre d’accomplir pleinement les missions qui sont les siennes. L’Ordre des avocats du Mali en est conscient et déploie, à cet effet, un vaste programme de formation de 250 membres pour un coût total de 24,667 millions de Fcfa. Les sessions ont été officiellement lancées, hier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), par le Premier ministre Dr Boubou Cissé. L’événement a aussi mobilisé des ministres, dont celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé.
Il est aisé d’appréhender l’importance de l’objet de ce plan de formation de l’Ordre des avocats du Mali dont l’objectif est de renforcer les compétences de ses adhérents en vue d’accroître l’efficacité et la qualité de leur travail. En effet, selon le ministre Me Jean Claude Sidibé, l’avocat malien est confronté à de nombreux défis, parmi lesquels la communautarisation du droit et des juridictions et la concurrence due à l’ouverture communautaire de la profession d’avocat dans l’espace Uemoa et Ohada. Au-delà, le Règlement n° 05/CM/Uemoa relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans cet espace communautaire a créé non seulement de nouvelles exigences, mais aussi de nouveaux métiers de l’avocat.

Face à ces nouvelles donnes, seule la formation continue permettra aux avocats maliens de tenir la tête hors de l’eau et jouer toute leur partition dans la consolidation de la démocratie, le renforcement de l’Etat de droit et l’éradication de l’impunité. D’où l’intérêt de ce plan de formation qui coûte au total, selon le ministre Me Jean Claude Sidibé, 24,667 millions de Fcfa, dont une contribution du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) à hauteur de 90%. Les sessions s’articulent autour des thématiques aussi variées que « les mécanismes juridiques et juridictionnels de lutte contre la corruption», «la procédure et les incidents de procédures devant le Pôle économique et financier», «la représentation judiciaire au Mali et la protection des données à caractère personnel».
Parmi ces thèmes, c’est surtout celui relatif à la lutte contre la corruption, qui a particulièrement retenu l’attention du Premier ministre. Il reflète, selon lui, « l’intérêt accru accordé par les pouvoirs publics à cette question et la volonté politique affichée de remédier à ce fléau ». Dr Boubou Cissé a, par ailleurs, largement mis en exergue l’importance de la formation professionnelle et la vision de son gouvernement en la matière. Pour lui, notre système de formation doit davantage donner l’égalité des chances. « Les ouvriers doivent avoir la même chance d’être formés que les cadres, les salariés… », a-t-il soutenu. Et de rappeler que le développement des ressources humaines est une ambition ardente qui requiert une forte détermination et une participation effective du gouvernement, des organisations patronales et syndicales, de la société civile…
Le Premier ministre a assuré que le gouvernement investira massivement et qualitativement dans la formation. Autrement, dit-il, « nous risquons de freiner la reprise de la croissance faute de compétitivité, d’accroître la vulnérabilité des entreprises et le chômage des jeunes par manque de compétences ». Il a alors salué cette belle initiative qui cadre parfaitement avec la vision du changement et des objectifs du président de la République. Lors de cette cérémonie de lancement, des secrétaires de conférences ont reçu des prix.

Issa DEMBÉLÉ

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