Forum de Ouagadougou : LA SÉCURITÉ ET LE TERRORISME AU CŒUR DES ÉCHANGES

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Le directeur général Bréhima Touré (2è à d) a pris part au forum


Les travaux du Forum sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la zone UEMOA, organisé par le Groupement des éditeurs de presse publique en Afrique de l’ouest (GEPPAO) ont pris fin, vendredi dernier à Ouagadougou, sous la présidence du ministre burkinabè de la Communication, Réné Fulgence Diendinou, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Le thème retenu pour le forum, faudra t-il le rappeler est : « le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest : entre contraintes sécuritaires et devoirs professionnels». Le ministre de la Communication, Réné Fulgence Diendinou, a expliqué que le parrainage du forum par le président en exercice du G5 Sahel, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré témoigne de l’engagement des gouvernements de cette organisation à apporter le soutien nécessaire aux médias pour mieux bénéficier de leur apport dans cette lutte contre le terrorisme.
Dans sa conférence inaugurale, Dr Aïchatou Mindaoudou, ancien ministre des Affaires étrangères du Niger (1999-2010) s’est exprimée sur la pertinence du thème. Qu’elle a trouvé évidente dans le contexte qui est celui de l’Afrique de l’Ouest aujourd’hui, où, la sécurité et la stabilité de la bande sahélo-saharienne sont fortement menacées par le terrorisme. Cela à cause des attaques suicidaires de plus en plus nombreuses, malgré, la présence d’une multitude de forces militaires nationales et étrangères dans la zone. Elle a aussi expliqué que cette situation a pour corolaire une aggravation des tensions sociales qui interpellent fortement les médias.
A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit des médias, des gouvernants et des institutions sous régionales. A l’endroit des médias, ils ont recommandé de créer des espaces d’information, d’éducation et de sensibilisation sur le vivre ensemble et de travailler à la spécialisation des journalistes reporters au traitement de l’information sécuritaire. Aux gouvernants, il leur est demander de faciliter le travail des journalistes en renforçant leur capacité d’intervention sur le terrain et de développer la confiance en valorisant les médias nationaux et en instaurant un climat de confiance entre les acteurs de la lutte.
Enfin, les participants ont invité les institutions sous régionales à renforcer les capacités d’action des journalistes à travers l’équipement et la formation et à développer avec les membres du GEPPAO des projets et programmes éducatifs dans les domaines de la paix et de la sécurité. La rencontre de Ouaga s’est également soldée par « l’Appel de Ouagadougou ». Cet appel demande à l’UEMOA et au G5 Sahel de soutenir la formulation de projets éditoriaux sur les questions de paix et de sécurité, à l’ensemble des médias, en particulier ceux membres du GEPPAO, au développement dans leurs colonnes des espaces d’information et d’éducation sur les questions de paix et de sécurité. Il appelle à la mise en place et à la valorisation d’un comité d’experts, qui sera consultatif pour nos gouvernants et enfin appelle à l’édiction d’une charte d’éthique commune en situation de crise sécuritaire.
Un comité scientifique qui accompagnera la CEDEAO, l’UEMOA et le G5 Sahel dans la réflexion et la mise en œuvre des stratégies de communication, d’information et de sensibilisation sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la sous région, a également été mis en place. Il est composé d’experts en communication et en sécurité des pays de l’espace UEMOA et du G5 Sahel.
Les participants ont recommandé le renforcement des capacités d’intervention des journalistes sur le terrain
Envoyé spécial
Kader MAïGA

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