Gao : Un dépôt de carburant parti en fumée

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Les dégâts matériels sont estimés à 83 millions de Fcfa

Hier jeudi aux environs de 10 heures, un dépôt anarchique de carburant situé au 4è quartier de Gao non loin du cimetière d’Aljanabandja a pris feu. Les dégâts matériels sont considérables, mais fort heureusement il n’y a pas eu de perte en vies humaines.
Aussi, sur quatre camions de 25 tonnes contenant chacun 140 fûts d’essence, un seul a été calciné en plus de 30 fûts de gasoil. Le propriétaire du dépôt de carburant, Baba Ould Moctar a estimé la valeur des dégâts à 83 millions de Fcfa. Selon le propriétaire des lieux, Abdallah Ould Ahmed, le feu a été causé par le frottement d’une clé plate qui permet d’ouvrir les fûts contenant l’essence. Le feu s’est propagé vers un stock de charbon de bois qui forme une montagne. Cette cargaison est adossée au mur d’enceinte du lieu d’où est parti le feu. Le propriétaire de cet autre lieu était sous le choc de la catastrophe. Pris de panique et déterminé à sauver coûte que coûte son bien, le vendeur de charbon a voulu se jeter dans le feu pour tenter de sauver sa cargaison. Il a fallu la promptitude des voisins pour l’épargner une souffrance physique plus grande que ce que son instinct de survie lui a dicté.
Le commandant de compagnie de la protection civile, Mamadou Kéita a témoigné que le lieutenant Fadouga Sissoko a été le premier à arriver sur les lieux de l’incendie. Mais, vu l’ampleur du feu, il a fait appel au directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly. Ce dernier a aussitôt ordonné le bouclage du périmètre de l’incendie en vue de sécuriser la vie des riverains. Faute de moyens suffisants, les hommes du feu ont fait appel aux éléments de la Minusma pour les aider à maîtriser le feu. Ainsi, grâce à cette collaboration, le feu a été maîtrisé.
Par ailleurs, interrogé le lieutenant colonel Abdoul Karim Coulibaly a déploré le fait que les opérateurs font des dépôts anarchiques des hydrocarbures dans la ville de Gao. Ils persistent dans cette pratique dangereuse et porteuse de périls. « L’incendie d’aujourd’hui en est une des conséquences parce que pour éteindre un feu d’hydrocarbure, il faut beaucoup d’hydrant. Par ailleurs, s’il faut tenir compte de la distance à parcourir entre la caserne des sapeurs pompiers et les lieux du sinistre, nous ne disposons pas de tous les matériels nécessaires pour éteindre un incendie d’hydrocarbure », a déploré de son côté le commandant de compagnie Mamadou Kéita.
Abdourhamane TOURÉ
Amap-Gao

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