Genre et équité : Des journalistes et correspondants de l’AMAP outillés par Onu-Femmes

0
282

L’entité des Nations-unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-femmes), en partenariat avec la direction de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), a organisé hier un atelier virtuel de renforcement des capacités des journalistes et correspondants de l’Amap. La session s’est déroulée dans la salle informatique de l’Agence, sur le concept genre et équité.

L’objectif principal de cette formation est de nouer un partenariat durable avec les femmes et hommes de médias, dans le cadre de la bonne utilisation de l’approche genre dans le travail journalistique et de recherches. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant résident d’ONU-femmes au Mali, Béatrice Eyon, en confinement depuis le Cameroun.

Dans son discours d’ouverture, elle s’est félicitée de cette collaboration entre sa structure et l’Amap avant de souligner que cette rencontre permettra aux participants d’avoir une approche mieux maîtrisée des questions de genre. Béatrice Eyon a également souhaité qu’au sortir de cet atelier, les participants seront des ambassadeurs pour la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans son intervention à l’ouverture de la session, le directeur général de l’Amap a rappelé le contexte exceptionnel de crise sanitaire dans lequel se tient la formation. À ce sujet, Bréhima Touré dira que cet atelier est organisé en visioconférence compte tenu des circonstances notamment la pandémie de la Covid-19 dont les conséquences sont désastreuses pour notre pays et le monde entier avec des morts, le ralentissement des activités économiques qui concourent à l’aggravation de la pauvreté et de l’insécurité.

Par ailleurs, le patron de l’Amap a indiqué qu’il s’agira de former une vingtaine de journalistes et de correspondants sur, entre autres, le concept  genre et équité, ainsi que leur incidence dans la société à travers les médias, de faire connaître le rôle d’ONU-femmes à travers les actions menées sur le terrain. Il s’agira également de promouvoir les droits des femmes, en l’occurrence les textes liés à la mission du journaliste et d’adopter les règles d’éthique et de déontologie dans le traitement des sujets sur le genre (interviews, enquêtes, reportages…).

Une dizaine de participants a pris part à l’atelier

En outre, Bréhima Touré dira que les résultats attendus de cette session sont, entre autres, la sensibilisation des journalistes et correspondants de l’Amap à l’écriture genre sensible et faire d’eux des ambassadeurs du genre, la création d’une base de données de journalistes et correspondants ayant acquis des compétences dans le domaine du genre et leur utilisation dans les medias y compris les réseaux sociaux.

Les modules étaient présentés par les facilitateurs d’ONU-femmes à savoir, Zan Fomba, Aoua Djiré, Sadio Kanté et Diénéba Deme. Durant plusieurs heures, les participants ont bénéficié des éclairages sur les notions telles que le mandat d’ONU-femmes, la définition du concept genre, ainsi que des informations liées aux concepts du genre. Ils ont aussi été outillés sur les questions de nuance entre l’équité et l’égalité.

Des questions, témoignages et partages d’expériences dans un esprit empreint de sympathie entre les journalistes et les facilitateurs ont marqué la rencontre. Dans son mot de clôture de la session, la directrice adjointe de l’Amap, Mariko Christiane Diallo, a remercié ONU-femmes pour la belle initiative qui a permis de renforcer les connaissances des journalistes sur les notions d’équité, de genre et de violences basées sur le genre, entre autres. Elle a souhaité que cette formation soit l’ébauche d’un partenariat constructif entre ONU-femmes et l’Amap.

Au nom de l’ensemble des participants, Mohamed D Diawara a remercié ONU-femmes et la direction de l’Amap pour cette opportunité qui permettra aux journalistes participants d’aborder désormais avec plus d’assurance le traitement des sujets liés aux différents concepts exposés et clairement expliqués par les facilitateurs au cours de l’atelier.

Les correspondants de l’Amap à Kayes, Gao, Ségou, Sikasso, Diéma, Koutiala, Banamba, ont participé à la formation.

Aboubacar TRAORÉ

Laisser une réponse