Gestion des catastrophes : Les femmes au cœur de la lutte

0
243

                                     Elles ont été nombreuses à prendre part à cette formation
A l’instar des pays sahéliens, le Mali est particulièrement sensible et vulnérable au changement climatique. Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes, intenses, voire imprévisibles. Elles affectent les communautés de manière différente, tout en exacerbant les difficultés d’accès à des opportunités. Elles renforcent l’accroissement des inégalités pour certains groupes de personnes, surtout la gent féminine qui constitue près de 51,5%. Ces dernières ont un accès limité aux mécanismes et vecteurs officiels d’alerte et de gestion des catastrophes, et à toute information relative à la prévention et à la préparation en cas de détresse. C’est conscient de cette situation que la Banque mondiale et la direction générale de la protection civile ont organisé la semaine dernière à Ségou, un atelier de renforcement des capacités des associations et organisations féminines sur le Système d’alerte précoce et de gestion des catastrophes au Mali.
Les objectifs visés sont, entre autres, harmoniser les connaissances sur les concepts de changement climatique et de gestion des risques de catastrophe, identifier les risques climatiques, les différents systèmes d’alerte qui existent dans notre pays et les sources de prévision climatique, interpréter les informations hydrométéorologiques.

Le directeur régional de la protection civile de Ségou, le médecin-colonel Jean Gabriel Coulibaly, l’assistante genre du projet CREWS (Climate Risk and Early Warning System) de la Banque mondiale, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, le représentant du maire de la Commune rurale de Pelengana, Dantoumin Dembélé, les représentantes des associations de femmes, de jeunes de plusieurs régions de Mopti, Sikasso et Ségou étaient présents.
Les participants ont pris connaissance des concepts clés en réduction des risques liés aux catastrophes, les systèmes d’alerte précoce, les différents cadres internationaux et textes nationaux pour la prévention et la réduction des risques de catastrophes, etc. Aussi, l’atelier a été marqué par les travaux de groupe, la projection vidéo sur les inondations et autres calamités, un aperçu général sur les risques de catastrophes dans le monde en général et au Mali en particulier.

Pour l’assistante genre du projet CREWS de la Banque mondiale, cet atelier sera très capital pour les associations et organisations féminines dans leurs combats de tous les jours pour apporter un mieux-être à toutes les communautés vivant dans notre pays. La Banque mondiale a mis en place un fonds d’affectation spéciale pour cette activité au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Son objectif est, soulignera Mme Kouyaté Goundo Sissoko, d’anticiper les catastrophes en investissant dans les services météorologiques et hydrologiques. « C’est dans ce cadre que le projet a tenu à impliquer les femmes en renforçant leurs capacités dans le domaine de l’alerte précoce et la gestion des catastrophes », a précisé Mme Kouyaté Goundo Sissoko, tout en ajoutant que ce projet concernera toutes les régions du pays.
Selon le médecin-colonel Jean Gabriel Coulibaly, c’est notre façon de nous y préparer qui aboutira à une riposte conséquente et adaptée à chaque situation de catastrophe qui demeure multiforme. Le représentant du maire de la Commune rurale de Pelengana a exprimé ses plus vifs remerciements à la Banque mondiale et à la direction générale de la protection civile pour l’organisation d’un tel événement, dont l’importance n’est plus à démontrer. Dantoumin Dembélé a affirmé que les catastrophes sont de plus en plus nombreuses et dévastatrices. Une bonne implication des femmes et des jeunes dans la gestion et la prévention de ses catastrophes, contribuera à n’en point douter à une réduction considérable du nombre de victimes, a-t-il signalé.

Mamadou SY
AMAP-Ségou

Laisser une réponse