Mali, Grande mosquée de Bamako : Prière collective pour la paix des cœurs et des esprits

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Le président de la République a pris part à ce recueillement

Au-delà du Dialogue national inclusif, dont l’objectif est de faire en sorte que tous les Maliens sans exclusive, se parlent pour parvenir à l’entente et à la cohésion, les religieux n’ont jamais manqué d’occasion pour prier Dieu le Tout-Puissant et Miséricordieux afin qu’il accorde la félicité à notre cher Mali.
Vendredi dernier, le Haut conseil islamique du Mali avait convié à une prière collective à la Grande mosquée de Bamako. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, y a pris part afin de joindre sa voix à celle des fidèles musulmans pour formuler des vœux et faire des bénédictions pour le retour définitif de la paix dans notre pays.
Le chef de l’état avait à ses côtés le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, plusieurs membres du gouvernement, des chefs d’institutions de la République. On notait aussi la présence du président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara et de nombreux fidèles musulmans. «Ce jour est un grand jour pour nous. Nous demandons à tous d’invoquer Dieu, le Tout-Puissant pour le retour de la paix, de la concorde et de la cohésion entre nous», pouvait-on entendre çà et là dans la mosquée.

Après la prière sous la conduite de l’imam Koké Kalé, Me Harouna Toureh qui s’est présenté comme le porte-parole de la CMA et de la Plateforme, a demandé pardon à tous les Maliens au nom des groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. «Le plus important, c’est de se pardonner entre nous croyants. Nous demandons pardon à ce peuple qui a tant souffert depuis 2012. Pour lui, la prière du jour était l’occasion du grand pardon entre les fils de ce pays.
À sa suite, d’autres orateurs ont pris la parole pour unanimement reconnaître que le pays a beaucoup souffert pendant près d’une décennie de crise. Ils ont demandé aux uns et autres de saisir l’occasion de se donner la main pour une sortie de crie. Abondant dans le même sens, le président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara a, au nom de tous ses coreligionnaires, apprécié cette initiative. «Que Dieu le Tout-Puissant protège et préserve le Mali», a-t-il lancé avant d’appeler tous les fils du pays à l’unité. Bref, ce sont des fidèles visiblement satisfaits de cette initiative qui ont, à l’unisson, prié pour le retour définitif de la paix dans notre pays.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait part de toute sa reconnaissance, envers tous les religieux du pays. «C’est ça le Mali. Ce Mali qui n’est ni l’adversité, ni la haine. Entre frères du même pays, c’est la seule règle qui doit prévaloir. Tu m’as causé du tort, je te pardonne. Dieu qui nous a créé pardonne, pourquoi nous êtres humains, nous ne nous pardonnons pas ? », s’est interrogé le chef d’État qui a dit toute sa fierté pour ce pays, tout en rappelant que seul le Mali compte.
Mais l’enthousiasme du pardon formulé par Me Toureh a été douché plus tard par le démenti formel des deux groupes armés au nom desquels, il avait prétendu porter la parole. Aussi bien la CMA que la Plateforme, chacun d’eux a publié un communiqué pour désavouer Me Harouna Toureh, tout en assurant qu’ils s’inscrivent dans la dynamique de paix qui vient de prendre un nouvel élan avec leur participation au Dialogue national inclusif.

Mohamed TRAORÉ

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