Grève au Centre de formation agro-pastorale : L’IMPASSE

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Un groupe d’élèves devant la direction du Centre de Formation agro-pastorale


Les enseignants du Centre de formation agro-pastorale (CFAP) observent un mot d’ordre de  grève depuis le 1er jour de la rentrée, en début d’octobre dernier. Ils revendiquent le paiement des arriérés de salaires de l’année dernière. Les élèves, les victimes collatérales de cette grève illimitée ont multiplié les contacts avec le promoteur  de l’ établissement, Amadou Boubacar N’Diaye.  Mais à toutes les rencontres, celui-ci se contente de dégager sa responsabilité.
La rentrée scolaire 2018-2019 est effective dans notre pays  depuis le 1er octobre 2018. Les orientations des nouveaux détenteurs du Diplôme d’études fondamentales «DEF» dans les lycées et dans les centres de formation sont terminées. Malheureusement aucun nouveau diplômé n’a été orienté dans les structures agro-pastorales privées de formation. Les services techniques du ministère de l’Education nationale n’ont prévu aucun nouveau contingent pour le Centre de formation agro-pastorale de Korofina-Nord (CFAP).  Jusqu’à la date du vendredi 16 novembre 2018, la rentrée scolaire n’était effective à ce centre. En conséquence, une atmosphère de méfiance y règne aujourd’hui. Les apprenants  ont même soupçonné le promoteur du Centre d’avoir détourné les pensions alimentaires ( les bourses). Fatigués de prendre du thé à la maison et soucieux de leur avenir, les élèves du CFAP, dirigés par leurs porte-parole Bourama Koné et Yacine N’Diaye Dembélé, ont décidé de prendre leur destin en main. Ils ont rencontré le lundi 19 novembre 2018 les autorités compétentes de la mairie du District de Bamako. L’objectif était de mettre la pression sur le gouvernement et les responsables de la mairie pour le paiement rapide de la bourse de l’année scolaire écoulée. Le montant du pécule s’élève à 35.000 Fcfa par élève.  Les enseignants attendent, eux aussi, 10 mois d’arriérés de salaire. Arrivés à la mairie du District de Bamako, les élèves du Centre ont attendu  plus de deux  heures   avant d’être reçus par le Secrétaire général de la mairie.
Sur proposition de ce dernier, les discussions ont été ouvertes entre deux  agents de la mairie, le promoteur du CFAP et deux représentants des élèves. Les délégués de la mairie ont expliqué le circuit que doivent suivre les dossiers  des  salaires des enseignants et des bourses. Les élèves ont été rassurés par les responsables de la mairie centrale de Bamako. Le traitement des salaires des enseignants et celui des pensions alimentaires  des élèves (plus de 19 millions ) serait en bonne voie. «Nous avions décidé de marcher mercredi dernier. Mais on nous a promis de résoudre nos doléances et c’est pourquoi nous  nous sommes  rendus à la mairie pour rencontrer celui qui gère nos problèmes. Si nous n’avons pas satisfaction cette semaine, nous allons saisir le bureau de Coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Et le pire va arriver, car nous allons  empêcher nos autres camarades d’étudier», a prévenu, Bourama Koné , le porte-parole des élèves .
 
Sidi Y WAGUE

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