Grève du personnel de la santé de Kayes : Deux principales doléances sur la table

0
77

Photo d’Archives

Le personnel des structures sanitaires de Kayes a observé les 23, 24 et 25 juin 2020 une grève pour réclamer le rétablissement de la prime de zone et le reversement des montants prélevés. Il faut rappeler que la prime de zone avait été accordée par arrêté interministériel (Administration territoriale et Fonction publique) aux travailleurs évoluant dans des zones difficiles comme les régions de Kayes, Tombouctou, Gao.

Cette grève a perturbé le fonctionnement de l’hôpital Fousseyni Daou et du Centre de santé de référence de la Cité des rails. Seuls les cas urgents étaient pris en charge durant les trois jours de grève. Il y avait des médecins et leurs assistants dans les salles de consultations, comme dans le service odontostomatologie de l’hôpital Fousseyni Daou. «J’ai dit à mes agents de venir, même s’il y a la grève. Nous souffrons tous comme nos patients. Nos primes ont été coupées depuis 4 à 5 mois. La grève est légitime. Il faut que le gouvernement revoit la rémunération des médecins et autres cadres du personnel médical. Nous nous sentons lésés par rapport aux autres travailleurs », ont expliqué Dr Daouda Berthé, chef de service odonto, ses collègues Dr Daouda Kéïta et le dentiste Lassana Niaré.

« En 1994, la prime de zone a été acquise après une lutte laborieuse. En 2020, ils (les dirigeants) ont coupé ces acquis sans raison valable. On ne sait pas pourquoi, ils ont adopté cette mesure. Nous comptons déposer un autre préavis de grève. Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour obtenir satisfaction », a indiqué Adama Sissoko, secrétaire administratif de la division régionale et de l’Union locale du Syndicat national de la santé et de l’action sociale.

Selon cet agent du CSRef de Kayes, le gouverneur a mis en place un comité de conciliation (gouvernorat, direction régionale de la santé, hôpital Fousseyni Daou, syndicalistes et notabilités), quelques jours avant la grève. Il y a eu une réunion de conciliation le 17 juin dernier et une autre le 22 du même mois qui ont, selon lui, toutes échoué. «Le salaire est sacré. Si on ne l’augmente pas, il ne doit pas être revu à la baisse», a estimé le syndicaliste Adama Sissoko. Cette grève de trois jours a aussi affecté la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides. «Nous avons eu un souci avec le syndicat régional de la santé qui a observé une grève de 72 heures. À partir du 26 juin, on va reprendre la distribution des moustiquaires», a annoncé le directeur régional de la santé de Kayes, Dr. Cheick Tidiane Traoré, lors d’une réunion du comité de pilotage de cette campagne.

Bandé Moussa SISSOKO
Amap-Kayes

Laisser une réponse