INPS : RESTITUTION DE L’ÉTUDE ACTUARIELLE DES RÉGIMES

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Les participants sont venus des différentes structures ayant un intérêt direct avec l’INPS


L’hôtel Maeva Palace a servi de cadre, lundi dernier, à un séminaire de restitution de l’étude actuarielle des régimes gérés par l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Placée sous le haut parrainage du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, la cérémonie d’ouverture de l’atelier était présidée par son représentant Amadou Diallo, le secrétaire général par intérim dudit département. Y étaient présents le directeur général de l’INPS, Bréhima Noumoussa Diallo, les partenaires sociaux ainsi que les administrateurs de l’INPS. En effet, l’INPS a sollicité en 2016 la coopération du BIT pour réaliser l’étude actuarielle de ses différentes branches de protection sociale. Le choix d’un tel partenaire a été motivé par le souci d’obtenir une évaluation sans complaisance de la santé financière des branches de l’INPS.
L’objectif recherché par cette étude actuarielle est de fournir aux plus hautes autorités du pays et aux dirigeants de l’INPS, les éléments pertinents d’appréciation de la viabilité et de la solvabilité financière à moyen et long termes des régimes de prévoyance sociale des travailleurs salariés et de l’assurance volontaire. De façon spécifique, il s’agit de prendre connaissance du contenu du rapport d’étude, de recueillir les observations des participants, disposer des modèles de calcul et de projection actuarielle du Bureau international du travail (BIT), former la partie malienne à l’utilisation des modèles de calcul et de projection actuarielle du BIT.
Les 120 participants provenant de différentes structures ayant un intérêt direct avec la prévoyance sociale gérée par l’INPS ont eu à analyser le fonctionnement des régimes obligatoire et volontaire au plan financier et actuariel, à formuler des propositions permettant de garantir l’équilibre financier sur les moyens et longs termes et à proposer les modalités pour la couverture sociale d’une plus grande couche de la population. Dans son allocution, le représentant du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire a rappelé que le besoin en étude actuarielle s’est fait sentir depuis 2004 lorsque les résultats techniques de la branche vieillesse, invalidité, décès ont montré des signes inquiétants de déséquilibre marqués par un déficit grandissant d’année en année, ce en dépit des multiples efforts de maitrise des charges de toute nature.
Le représentant du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire a rappelé que l’adoption de la loi sur l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a fortement impacté les finances de l’INPS car les ressources initialement dédiées à la branche de la protection contre la maladie ont été entièrement transférées à l’AMO tandis que les charges liées à cette activité sont demeurées pour l’INPS. A titre d’illustration, il a révélé que le manque à gagner était estimé en 2010 à plus de 10 milliards de Fcfa.
«La question du déficit structurel de la branche retraite de l’INPS a été une préoccupation constate des plus hautes autorités», a indiqué le directeur général de l’INPS pour dire qu’il apparaît clairement que le déséquilibre structurel du régime est consécutif à la forte augmentation du nombre de nouveaux pensionnés, au niveau de plus en plus élevé des rémunérations servant au calcul des droits, au fiable taux de couverture des populations assujetties réduisant la base des cotisations.
«Les projections actuarielles sont par définition imparfaites, et il est de la plus haute importance de suivre les résultats de façon régulière et de les comparer à ce qui avait été prévu. C’est ainsi que l’on améliore à l’effet d’en assurer leur survie», a conclu Amadou Diallo.
Mohamed Z.
DIAWARA

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