Insalubrité dans les centres urbains : La ministre Bernadette Keïta annonce la tenue d’une rencontre avec tous les acteurs

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La ministre Bernadette Keïta (masque) en visite à l’Agence de gestion des stations d’épuration

À Bamako, l’insalubrité a atteint des proportions inquiétantes. La problématique de la gestion des déchets solides comme liquides s’y pose avec acuité. En témoignent les montagnes d’ordures qui pullulent un peu partout dans la capitale. Même constat dans les autres centres urbains.

Les différents acteurs intervenant dans le domaine, souvent plus soucieux de leurs conforts que du bien-être des populations, ne manquent pas d’occasion pour se rejeter la responsabilité. La nouvelle ministre en charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable semble avoir saisi les enjeux et les défis liés à ce phénomène.

Bernadette Keïta opte, pour y faire face, pour une approche participative et inclusive. «L’affaire de l’assainissement ne relève pas que de la seule responsabilité de mon département. Elle interpelle tout le monde. Tant que l’environnement n’est pas sein, il y aura toujours des problèmes de santé. Dans les jours à venir, nous allons procéder à la tenue d’une rencontre où tous les acteurs seront présents pour essayer de mettre en place un système qui permettra d’avoir une ville propre», a annoncé l’ancienne directrice régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Ségou.

Elle intervenait aux termes d’une rencontre d’échanges et d’information qu’elle a eue vendredi dernier avec des services relevant de son département. Il s’agit de la direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN) et de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (Angesem).

Au cours des échanges, le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, l’inspecteur général Ousmane Sidibé, a assuré qu’il ferait de l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations la priorité de son service. Ce qui passe nécessairement, selon lui, par l’assainissement. «Il est possible d’avoir des villes saines et assainies lorsque nous avons une bonne stratégie de gestion et de transformation des déchets. En rendant par exemple la décharge de Noumoubougou opérationnelle, la ville de Bamako sera propre», a expliqué Ousmane Sidibé.

À l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali, les échanges ont porté sur les acquis et les difficultés auxquelles cette structure est confrontée. Parlant des difficultés, la directrice générale a évoqué un problème d’acquisition de parcelles pour la réalisation des stations d’épuration.

«À chaque fois que l’Agence reçoit un financement pour la réalisation de stations, le financement est annulé après à cause du manque de parcelles », a déploré Mme Touré Assian Sima. Elle espère trouver, grâce au soutien des autorités de la Transition, des solutions à cette énigme pour réaliser à hauteur de souhait, le nombre de stations d’épuration nécessaires pour purifier les déchets liquides de Bamako et environs.

Makan SISSOKO

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