Insécurité dans le Cercle d’Ansongo : Le mouvement IRGANDA sensibilise et prône le dialogue

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Échanger sur l’insécurité qui règne dans le Cercle d’Ansongo, informer et sensibiliser les populations à aider les Forces armées et de sécurité dans leur mission, de les protéger et mettre fin à l’abandon des villages par les communautés, tels sont, entre autres, les sujets qui ont été abordés, samedi dernier, lors de la rencontre des membres de l’Association des communautés de la culture songhay ou mouvement «Irganda».
La rencontre s’est déroulée à la Maison des aînés et était présidée le premier responsable de l’association, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga. Depuis un certain temps, la localité d’Ansongo dans la Région de Gao, fait face à des attaques sporadiques.
L’objectif visé à travers cette rencontre est de mobiliser les ressortissants des communautés songhay contre la recrudescence de l’insécurité que vit ce cercle et aussi mener des efforts de dialogue, de partage d’informations et aider les Forces armées de sécurité.
Dans une interview accordée à la presse après la rencontre, Ousmane Issoufi Maïga a insisté sur la volonté d’Irganda de mobiliser les populations pour aider les Forces armées de sécurité à prendre en charge de leur propre sécurité par l’information, par le fait que les jeunes au lieu d’abandonner les villages doivent y rester pour aider à les sécuriser par les informations, le dialogue, la persuasion et s’assurer que l’ensemble des communautés retournent vivre dans leurs villages.
Pour lui, le fait d’abandonner les villages crée une autre source d’insécurité. «Donc, c’était important que nous venions expliquer à l’ensemble de nos ressortissants résidant à Bamako et ailleurs que la sécurité est d’abord une question locale, une question de l’ensemble de nos communautés et essayer d’échanger, afin que la bonne information arrive au niveau des Forces armées et de sécurité», a déclaré le président d’Irganda.
Évoquant l’insécurité alimentaire dans la zone, qui oblige les populations à abandonner les villages, Ousmane Issoufi Maïga a indiqué qu’Irganda projette de saisir les bonnes volontés, les ONG et le gouvernement pour qu’ensemble«nous puissions assurer par nos propres moyens la sécurité alimentaire de nos populations qui ont quitté leurs villages à cause de la peur, de l’insécurité et aussi le fait qu’elles n’ont pas pu cultiver». Il révélera qu’une commission a été mise en place pour recenser le nombre de déplacés et leur lieu de résidence pour leur venir en aide.

Tamba CAMARA

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