Institut géographique du Mali : LE DÉFI DE L’AUGMENTATION DES RESSOURCES PROPRES

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La direction doit réfléchir à des stratégies de partenariat public-privé

L’institut géographique du Mali (IGM), a tenu vendredi dernier, la 23è session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la salle de conférence de l’Institut, sous la présidence du secrétaire général du ministère des Infrastructures et de l’Equipement, Makan Fily Dabo, représentant la ministre Traoré Seynabou Diop. C’était en présence du directeur général de l’IGM, Ando Enko Guindo et des administrateurs.
Au cours de la session, les administrateurs ont examiné et adopté plusieurs documents : le procès-verbal et l’état d’exécution des recommandions de la 22è session, le rapport annuel d’activités 2018, et celui de l’exécution du budget 2018 de l’IGM, le projet de programme d’activités au titre de l’année 2019, ainsi que le projet de budget 2019 et la proposition de barème des prix.
Au titre de l’exercice 2019, le projet de budget de l’Institut géographique du Mali est arrêté en recettes et dépenses à la somme de 1,124 milliard de Fcfa contre 1,239 milliard de Fcfa en 2018, soit une baisse de 9,27%. En effet, cette session budgétaire a été l’occasion pour le secrétaire général du ministère d’exprimer tout l’intérêt que le gouvernement accorde à cet institut. Pour Makan Fily Dabo, l’Institut géographique du Mali est plus qu’un service public. « L’IGM est un véritable outil de développement que nous devons, chacun en ce qui le concerne, façonner au rythme de nos ambitions socioéconomiques et des attentes des usagers pour la mise à disposition de produits et de service de qualité », a indiqué le secrétaire général. Makan Fily Dabo dira ensuite que depuis les évènements politiques et sécuritaires de 2012, l’IGM fait face à de sérieuses difficultés financières dues essentiellement à la vétusté de ses équipements, à l’insuffisance organisationnelle et dans une moindre mesure à certains problèmes liés aux aspects institutionnels. Pour pallier ces difficultés, il a été institué par décret une redevance relative à l’exploitation des équipements géodésiques dite « redevance sur l’exploitation des équipements géodésiques ». Pour Makan Fily Dabo, l’adoption des deux arrêtés interministériels d’application de ce décret fixant les taux des dommages et intérêts ainsi que la répartition des amendes sur les équipements géodésiques d’une part, et déterminant les taux et les modalités de perception de la redevance sur l’exploitation des équipements géodésiques d’autre part, contribuera à améliorer les ressources propres de l’IGM. Cette démarche pourrait aussi apaiser le climat social au sein de l’institut. « Les difficultés que connaît l’Institut géographique du Mali ne sont et sauraient être une fatalité, a estimé Makan Fily Dabo. Elles (les difficultés) sont notamment la conséquence de réformes entreprises dans divers secteurs. » Il revient alors à l’Institut d’opérer des mutations innovantes pour s’adapter au nouveau contexte. Pour ce faire, la direction générale de l’institut doit être plus agressive et s’inscrire dans une vision. Le secrétaire général a exhorté le personnel à persévérer dans l’abnégation et le sens du travail bien fait.
Le projet de « Réfection de la carte de base du Mali au 1/200 000 et la modernisation de l’Institut géographique du Mali », financé par l’Union européenne à travers le 10è FED, a suscité beaucoup d’intérêt et d’espoir auprès des usagers. A cet égard, le secrétaire général du ministère des Infrastructures et de l’Equipement a indiqué qu’il est nécessaire de capitaliser les acquis de ce projet. Par ailleurs, Makan Fily Dabo s’est réjoui du contrat d’exploitation que l’IGM a signé avec un opérateur privé pour l’opérationnalisation de l’imprimerie d’ici la fin du mois d’avril 2019. Il a instruit au directeur général de réfléchir instamment avec l’ensemble du personnel à d’autres stratégies de partenariat public-privé. Et cela afin d’éviter le « statuquo » et de résoudre définitivement la lancinante question de retard de salaires du personnel émargeant sur les ressources propres de l’institut. Il a également encouragé le responsable de l’institut à réfléchir à d’autres mécanismes innovants de financement, afin que cette structure soit véritablement autonome financièrement et qu’elle puisse répondre présente au rendez-vous de la performance et du résultat. Car, selon lui, il existe des débouchés pour les produits et les services de l’institut, mais il faut aller les chercher.
Babba B.
COULIBALY

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