Institut national de santé publique : Faire de la recherche un levier de développement

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Les administrateurs de l’Institut national de santé publique (INSP) étaient réunis, vendredi dernier, dans la salle de conférence dudit institut pour la 2è session du conseil d’administration. Les travaux étaient dirigés par le chef de cabinet du ministère de la Santé et des Affaires sociales, Sidy Diallo, en présence du directeur général de l’INSP, Akory Ag Iknane.
Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné et adopté le procès verbal de la 1ère session, le rapport d’activités et d’exécution du budget au 31 décembre 2019 de l’ex INRSP et de l’ex-CREDOS. Ils ont également étudié et adopté le projet de budget 2020, le contrat annuel de performance et le projet de performance 2020.
Dans son intervention, le chef de cabinet du ministère de la Santé et des Affaires sociales a souligné que la 2è session du conseil d’administration de l’INSP se tenait dans un contexte international marqué par l’épidémie du Covid19. Pour Sidy Diallo, notre pays est engagé dans un vaste programme de renforcement de ses capacités de prévention, de détection précoce et de réponse efficace contre les maladies infectieuses d’origines naturelles, accidentelles ou intentionnelles et des urgences de santé publique de portée internationale. Ce programme, a-t-il détaillé, repose sur un nombre important de piliers dont quatre verront une forte implication de l’Institut national de santé publique. Ces quatre piliers sont : le système de surveillance épidémiologique, le système national de laboratoire, la résistance antimicrobienne, la bio-sûreté et la biosécurité.
La mise en œuvre de ce programme, a indiqué le chef de cabinet du ministère de la Santé et des Affaires sociales, permettra à l’INSP de s’installer confortablement dans ses missions portant sur la réalisation des analyses biomédicales pour la surveillance épidémiologique et le diagnostic des maladies endémo-épidémiques, la conception et la mise en œuvre d’études et de recherches dans les domaines prioritaires de santé publique et la diffusion des résultats. Il a encouragé l’INSP à tout mettre en œuvre pour assurer une coordination efficace des activités des différentes composantes de ces programmes.
Pour sa part, le directeur général de l’INSP a expliqué que le développement et l’émergence de sa structure sur l’échiquier national, sous régional et international dépendait de la résolution de certains dossiers brûlants. Parmi ces dossiers, figurent l’approvisionnement de laboratoire en réactifs, en produits chimiques et l’apurement des arriérés et impayés de salaires des contractuels. Face à un tel passif, Akory Ag Iknane a sollicité l’accompagnement du département de la Santé pour faire face aux défis qui se posent à sa jeune institution. Il a remercié le ministre de la Santé et des Affaires sociales pour son engagement personnel dans le cadre de la résolution de l’approvisionnement en réactifs. Ceci permettra, selon le directeur général de l’INSP, de relancer très rapidement les capacités de diagnostic de laboratoire, ce qui contribuera efficacement à la prise en charge des besoins de santé des populations.
Pour l’année 2020, l’INSP ambitionne de se doter suffisamment en réactifs, produits chimiques consommables de l’ensemble des services du département laboratoire en recherche biomédicale. L’Institut souhaite également le retour des partenaires suite à la crise socio-sécuritaire de 2012, et poursuivre la construction du laboratoire de cytogénétique et de toxicologie.
Le budget 2020 de l’Institut, a soutenu Akory Ag Iknane, traduit la volonté des autorités tendant à améliorer l’efficacité de la dépense publique pour le bénéfice des usagers du service public.

Abdoul Karim
COULIBALY

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