Institut supérieur d’informatique et de management : L’alternative des cours en ligne face au coronavirus 

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À partir de l’application Microsoft teams, les étudiants font de la recherche sur des thématiques particulières et les soumettent à l’appréciation de leurs professeurs. L’interaction entre apprenants et enseignants se passe par écrans interposés

Une silhouette élégante, une attitude altière, une facilité à briser la glace avec un interlocuteur inconnu et à le mettre tout de suite à l’aise sur un plan professionnel, bref une jeune dame qui semble avoir une emprise sur le monde moderne nous accueille dans son bureau au décor agréable. C’est la directrice générale de l’Institut supérieur d’informatique et de management (ISIM), Mme Samaké Mariam Konaré.
Elle nous parle du programme d’enseignement en ligne (e-learning) de son établissement, élevé au rang de référence nationale, voire africaine et qui étale ses plus grands succès, amplifiés par le génie créateur de ses produits versés sur le marché de l’emploi depuis quelques années. L’ISIM porté sur les fonts baptismaux en 2011 et recapitalisé l’année dernière, séduit par son esprit d’initiative. Un projet de digitalisation de l’enseignement ! Il fallait y penser pour affronter le démon (le coronavirus). Ce péril planétaire bouscule toutes les habitudes et oblige l’établissement privé de formation supérieure à réajuster son programme pédagogique et à s’adapter au contexte pour que les étudiants puissent valider l’année académique.
Ambitieux pour leur pays, les responsables de l’ISIM (le cénacle est composé d’experts-comptables et d’anciens boursiers d’excellence), nourrissent l’idée de créer un pool de rayonnement, un vivier de cadres au quotient intellectuel (QI) largement au dessus de la moyenne. Ils ont pensé, innové et planifié, l’idée du e-learning avant de la traduire en action.

Le verbe facile, la patronne de l’ISIM, très prolixe dans les explications mais bien structurée dans le raisonnement, détaille les choses avec une vision d’excellence. à partir d’une application : « Microsoft teams »; l’administration de l’établissement a créé des classes virtuelles. Professeurs et étudiants s’inscrivent avec des codes. Les étudiants sont initiés à des programmes de recherche dans des thématiques particulières sur une plateforme. Ainsi, ils continuent d’être bien plus occupés. Ils doivent effectuer ce travail pour récupérer en fin de semaine les cas d’application. Ceux qui ne l’auront pas fait ne pourraient pas accéder à des cas d’application. « Cet enseignement en ligne a commencé le 6 avril dernier.
Tout se passe normalement à notre grande satisfaction », relève la responsable de l’établissement. Par ailleurs, avec « zoom webinar », une application de visioconférence (qui serait la plus prisée actuellement), les étudiants retrouvent leurs enseignants sur les écrans et dialoguent avec eux en temps réel. Pour faire le e-learning, il faut avoir les outils nécessaires. Sur ce plan, l’ISIM a la particularité de doter ses étudiants dès l’inscription d’un ordinateur portable PC (très peu d’établissements de formation peuvent s’offrir le luxe d’outiller leurs apprenants avec ce matériel). Les étudiants sont donc dans les meilleures dispositions pour prendre les cours en ligne. L’établissement a développé un partenariat avec les maisons d’édition pour encourager d’abord ses étudiants à écrire et à avoir des facilités de publication mais aussi soutenir la production littéraire des jeunes écrivains. Il s’agit de créer chez eux aussi l’envie de pratiquer les lettres.
« Si nos étudiants veulent écrire des livres, c’est le bon moment de s’essayer », commente Mariam Konaré avec un grand sourire.
à l’institut, chaque étudiant reçoit par trimestre un livre à lire avant d’en faire un compte rendu. L’établissement a aussi créé une rentrée littéraire numérique qui est mise à la disposition des étudiants. « On veut leur inculquer la culture de l’excellence et cela passe par la lecture », explique la directrice de l’ISIM.

Bréhima DOUMBIA

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