Journée de l’enfant africain : DEVOIR DE SOUVENIR

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Mme Keïta Aminata Maïga a rappelé l’érection de ce mur inauguré en 1989

« C’est au niveau de ce mur que les enfants doivent venir se ressourcer », a expliqué l’épouse du chef de l’Etat

La commémoration de la Journée de l’enfant africain, en souvenir du massacre des enfants de Soweto (en Afrique du Sud) lors d’une marche, où ils réclamaient des droits, continue dans notre pays. C’est dans cette vision globale de soutien à la cause des tout-petits que l’épouse du président de la République, Mme Keïta Aminata Maïga, a déposé, hier, une gerbe de fleurs au pied du « Mur des enfants », sis à la Cité des enfants.
La cérémonie a enregistré la présence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Traoré, de la représentante spéciale adjointe de la MINUSMA, Joanne Adamson, de la présidente du Parlement des enfants, Mlle Bassan dite Badialo Sow et de la directrice de la Cité des enfants, Amina Cissé.
La cérémonie a été marquée par des défilés, une remise de trophées aux enfants sportifs et des messages forts de paix adressés aux enfants de plusieurs communautés africaines.
La présidente du Parlement des enfants s’est inclinée sur la mémoire de ces nombreux enfants innocents tués du fait de la crise au Mali. Elle a aussi assuré le plaidoyer. «Nous sommes réunis ici, pour honorer la mémoire des milliers d’enfants qui se sont révolté en 1976 pour le droit à l’éducation. Aujourd’hui, plusieurs écoles sont fermées du fait de la crise que nous connaissons depuis 2012. Imaginez le nombre de milliers d’enfants privés de leur droit, le plus légitime», a-t-elle dit. Par ailleurs, elle a souligné que le Mali enregistré des déplacés forcés, la séparation des enfants de leurs familles. Cet état de fait nécessite une reconnaissance et une protection continue des droits des enfants, explique Mlle Sow. «La crise a pris un nouveau visage qui n’épargne ni enfant, ni femme, ni vieillard, tous vulnérables et innocents, car ne sachant point les tenants et les aboutissants de cette crise qui menace l’existence même du pays», a-t-elle averti avant d’inviter à l’union sacrée et au dialogue, mais, surtout à prendre toutes les dispositions pour protéger les enfants en situation de conflit et trouver une solution définitive à la crise pour le retour de la paix.
Joanne Adamson a rappelé que la question du droit et de la protection de l’enfant dans le monde reste une préoccupation du Conseil de sécurité des Nations unies et de ce fait, elle est traitée comme une question transversale prioritaire au sein de toutes les composantes des missions des Nations unies, y compris la Minusma. Selon elle, la Minusma à travers sa section protection de l’enfant est heureuse de contribuer aux initiatives du département de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille en faveur du renforcement du système national de protection de l’enfant.
La représentante adjointe de la Minusma a également indiqué le thème de la Journée de l’enfant africain de cette année à savoir : «Action humanitaire en Afrique : les droits des enfants d’abord», est d’actualité et interpelle tous. Elle a invité enfants et jeunes à plus d’initiatives fondées sur les valeurs positives de la nation malienne afin d’apporter leurs pierres à l’édification d’un Mali de paix, solide.
Prenant la parole, le chef du département en charge de la protection des enfants a confié qu’en prenant part à cette activité, elle s’acquitte d’un devoir de souvenir et de compassion pour tous ces enfants qui ont déjà été victimes de violences à travers le continent ainsi que dans le monde entier. Elle a exprimé son indignation et sa colère face aux massacres survenus à Ogossagou, Sobane Da, Yoro et Gangafani dans la région de Mopti, où la majorité des victimes demeurent des enfants.
Par ailleurs, la ministre de la Promotion de la Femme a salué la disponibilité et l’engagement de toutes les communautés africaines pour la cause des enfants. «La participation de ces différentes communautés africaines à cet événement est plus que significative. Elle caractérise le symbole de cette unité des peuples africains à favoriser le vivre ensemble, à travers le brassage interculturel», a-t-elle souligné. La ministre a aussi adressé ses remerciements à toutes les ambassades qui accompagnent leurs communautés pour la réussite de cette activité.
Après le dépôt de la gerbe de fleurs, la Première dame a expliqué que c’est avec beaucoup d’émotion et de passion qu’elle vient au pied du Mur des enfants. Pour Aminata Maïga, c’est l’occasion de rappeler les circonstances de l’érection de ce mur qui a été inauguré le 8 mars 1989.
L’épouse du chef de l’Etat a aussi indiqué que le Parlement a le devoir de sensibiliser, à tout moment les enfants d’être des exemples. «C’est au niveau de ce mur que les enfants doivent venir se ressourcer», a expliqué l’épouse du chef de l’Etat.
Ils doivent se demander, qu’est ce qu’il faut faire pour qu’un enfant ne meurt plus en venant au monde ? Pour qu’une femme ne meurt plus en donnant la vie ?

Aminata Dindi
SISSOKO

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