Journée mondiale des éléphants : UN PLAIDOYER CONTRE LE BRACONNAGE

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Plusieurs acteurs étaient présents à cet important événement


A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré la Journée mondiale des éléphants. La cérémonie s’est déroulé, vendredi, à la Maison de l’environnement, sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Keita Aida M’Bo. C’était en présence du directeur national des eaux et forêts, Mamadou Gakou et des partenaires. Perçu comme un animal mystique par certains et vénéré par d’autres, l’éléphant est le plus grand mammifère terrestre de la planète. En dépit des mesures prises pour le protéger, sa population ne cesse de diminuer d’année en année à cause du braconnage. Selon les statistiques, 20.000 à 30.000 sont abattus chaque année à travers le monde. Face à cette menace, la communauté internationale a institué, en 2012, la Journée mondiale des éléphants célébrée le 12 août. En effet, cette journée est une fenêtre ouverte à la réflexion sur les mesures qui doivent être prises pour arrêter le massacre de ces grands mammifères et assurer un habitat sûr et viable aux éléphants d’Afrique et d’Asie. C’est dans cette veine que le Mali a célébré ladite journée à travers une conférence-débat.
A l’entame de ses propos, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a rappelé que le Mali a ratifié l’essentiel des conventions internationales sur l’environnement, au nombre desquelles la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), la convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) et la convention sur la diversité biologique (CDB). Ceci atteste, selon Keita Aida M’Bo, de l’importance que notre pays accorde à la biodiversité en général et à certaines espèces en particulier dont l’éléphant d’Afrique, en vue d’assurer leur conservation pour le bien être des communautés. « Les aires protégées créées à cet effet font partie de notre patrimoine naturel et nous apportent chaque année, tout à fait gratuitement, des services qui valent plusieurs milliards de dollars et, surtout, contribuent à la santé et au bien être humain», a-t-elle déclaré, ajoutant : «l’éléphant est l’espèce emblématique du Gourma dans la Région de Mopti). C’est une population restante remarquable qui représentait environ 12% de l’ensemble des éléphants d’Afrique de l’Ouest. La taille de la population estimée entre 550 et 700 individus vers l’an 2000 a fortement diminué de nos jours». La chef du département a rappelée que depuis 1895, les menaces de survie ne cessent de peser sur l’avenir des éléphants du Gourma. Elle explique que la vie en harmonie relative des éléphants avec les populations locales observée jusqu’aux années 90 a été rompue. Les hommes et les éléphants rivalisent de plus en plus pour les mêmes ressources (espace, culture et eau) ce qui accroit les conflits. Ella a ensuite ajouté que selon IFAW (International fund for animal welfare), la crise qui frappe actuellement les éléphants doit être placée au cœur des préoccupations mondiales.
A cause du braconnage, dit-elle, les populations d’éléphants se réduisent comme peau de chagrin dans plusieurs régions d’Afrique. «Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale des éléphants : profitons-en pour réfléchir aux mesures qui doivent être mises en place de toute urgence afin d’arrêter ce massacre et d’assurer un habitat sûr et viable aux éléphants sur le long terme», a souligné la ministre.
Par ailleurs, Mme Keita Aida M’bo indiquera que le gouvernement du Mali et ses partenaires du Fonds pour l’environnement mondial et du PNUD vont bientôt lancer un nouveau programme de plus de 4,3 milliards de dollars visant la protection des éléphants du Gourma et l’amélioration des moyens de subsistance des populations locales vivant le long de la route de migration des éléphants. Pour terminer, elle a réitérée toute sa gratitude à l’Armée malienne et à Wild Foundation qui accompagnent, dans un protocole tripartie, dans les actions de protection des éléphants du Gourma à travers une Brigade mixte anti-braconnage composée d’agents forestiers et de militaires. La cérémonie a été aussi marquée par la projection d’un film documentaire sur les éléphants de Gourma réalisé par la direction nationale des eaux et forêts et Wild foundation (partenaire du département).
Mohamed Z.
DIAWARA

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