Journées citoyennes à Bamako : LES FEMMES DONNENT L’EXEMPLE

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Les vendredi et lundi ont été décrétés jours fériés par les autorités pour permettre aux populations de retirer leurs cartes d’électeur biométriques. Notre équipe de reportage a fait un tour dans quelques centres du District de Bamako. Le premier constat est que les femmes sont sorties massivement pour le retrait des cartes.
«Je suis là tous les jours à 6 heures du matin. A cette heure déjà, j’ai trouvé des électeurs impatients. Cela veut dire qu’il y a l’engouement», a affirmé Kalil Touré, le président du centre de Lafiabougou. L’école Maïmouna Diop dispose de quatre salles de distribution. Plusieurs personnes faisaient la queue en attendant d’avoir leurs sésames pour le vote. Les femmes étaient les plus nombreuses. Certaines d’entre-elles sont même venues avec leur mari. C’est le cas d’Assetou Traoré, commerçante détaillante. Elle en avait profité pour se rendre au centre avec son mari, Bourama Ballayira, militaire de l’armée de l’air. «Je suis venu avec ma femme car le vote est un devoir civique», a-t-il lancé.
Djénéba Sissoko est ménagère. De taille imposante et portant un voile presque intégral, elle est venue chercher la carte de son mari en déplacement. Entre ses mains, elle tenait un passeport, celui de son époux. «Mon mari, a-t-elle dit, m’a remis son passeport avant de voyager. Mais je ne retrouve pas sa carte». Même constat à l’Ecole fondamentale de Baco-Djicoroni, 2ème cycle : du monde et plusieurs motos stationnées dans la cour. Ici, il y a quatre centres. Selon Bourama Dolo, le président adjoint du Centre de l’Ecole fondamentale A et B de Baco-Djicoroni, les électeurs ont été au rendez-vous. «Pendant cette seule matinée du lundi, dans notre salle, on est déjà à plus de 70 cartes distribuées », a-t-il avancé.
Cependant, à notre arrivée, le groupe scolaire de Hamdallaye n’attirait pas assez du monde. Il n’y avait que deux salles et l’affluence était timide. Là aussi, les femmes étaient plus nombreuses. Un groupe de trois filles se dirigeaient vers la première salle de retrait. Parmi elles, deux n’étaient pas encore entrées en possession de leurs cartes. «Je n’avais pas le temps de venir prendre ma carte», nous a soufflé Fatoumata Badji Gano. «J’ai fait deux centres déjà. Si je ne trouve pas ma carte dans cette salle, je ne viendrais plus la chercher», a dit Awa Camara. Plus tard, avant notre départ du centre, les deux jeunes filles avaient eu leurs cartes. Le retrait était aussi timide au Centre Dravéla-Bolibana avec une seule salle de retrait. Dans ce centre, Fatoumata Diarra, une doyenne de 88 ans, était venue retirer sa carte accompagnée de son fils, Sory Ibrahima Diallo. «J’ai jugé nécessaire de l’accompagner. Son déplacement n’est pas facile, vu son âge », a-t-il dit.
S. K.

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