Kita : Grogne contre les tarifs de transport

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Les manifestants veulent obtenir une réduction des prix appliquées par les compagnies de transport

La circulation sur la route nationale N°24 (RN24) à partir de Kita est bloquée depuis dimanche dernier par des manifestants qui réclament la baisse des tarifs de transport. Ils étaient des centaines de jeunes issus de plus de 18 associations qui sont sortis pour placer des barricades sur cette route internationale reliant Bamako à Dakar par le Sud. Conséquence : les véhicules des compagnies de transport sont bloqués. Seuls les gros porteurs et les voitures des particuliers sont autorisés à circuler.

Modibo Bocoum, secrétaire général du Conseil local de la jeunesse de Kita, a affirmé que cette manifestation était une façon d’amener tous les acteurs de transport à se mettre d’accord sur des tarifs qui soulageront l’ensemble des populations. En effet, les frais de transport sur le trajet Kita-Bamako, long de 187 km, coûtent 3.000 Fcfa par passager chez les compagnies. Il faut débourser 5.000 Fcfa par passager sur l’axe Kita-Keniéba (279 km). De Bamako à Keniéba (466 km) le voyageur paye 6.000 Fcfa. Les manifestants veulent obtenir une réduction de ces tarifs.

«Le recours à la manifestation découle de la lenteur des acteurs concernés à prendre rapidement une décision malgré les multiples concertations autour de la question», a expliqué Modibo Bocoum. Il a appelé l’ensemble des compagnies à faire des efforts. Dans le cas contraire, les manifestions vont continuer. Le préfet du Cercle, Mamadou Diakité, à la tête d’une délégation, s’est rendu sur place pour demander aux manifestants de lever le blocus. Mais les jeunes, visiblement déterminés, ont plutôt répondu au chef de l’exécutif local de convaincre les compagnies de transport de diminuer leurs tarifs.

Hier, des concertations étaient en cours pour que tout rentre dans l’ordre au grand bonheur de toutes les parties prenantes. Bloquer cette route vitale pour le pays n’arrange personne, à commencer par les populations riveraines elles-mêmes.

Jigiya Mohamed FABRICE
Amap-Kita

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