Koro : UN CADAVRE PIÉGÉ FAIT 17 MORTS

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L’explosion d’un corps piégé a fait 17 morts

Le village de Gondogourou dogon situé dans la commune de Diankabou a été le théâtre d’un carnage ce mardi 26 février 2019 suite à l’explosion d’un corps piégé qui a fait 17 morts. Dans la matinée du mardi 26 février, les populations qui étaient à la recherche de Bréhima Guindo, 40 ans, porté disparu la veille, ont retrouvé son corps sans vie non loin du village. Il était parti chercher du foin et n’était pas rentré. Les populations se sont donc organisées pour enlever le corps afin de l’enterrer. Malheureusement pour elles, le corps était piégé et au moment où elles s’activaient pour le transporter, il a explosé faisant 17 morts et quelques blessés. Ce fut la panique totale dans le village face à une telle situation qui est la première dans le cercle.


Alertées par les populations, les forces de l’ordre se sont rendues sur le terrain pour constater les dégâts, et vérifier s’il n’y a pas d’autres pièges et prodiguer des conseils aux populations. Aujourd’hui, c’est le deuil et la psychose qui règnent à Gondogourou dogon, un village martyr où, les populations n’arrivent pas à cultiver depuis presque trois ans à cause de l’insécurité. Depuis 2017, suite aux affrontements inter communautaires, ce village a subi plusieurs attaques occasionnant des morts, des enlèvements d’hommes et d’animaux. Les populations sont confinées dans le village et n’arrivent plus à exercer leurs activités au risque de tomber dans une embuscade ou d’être enlevées. Cette situation a entrainé le départ massif des populations et les quelques habitants restés sur place manquent de tout.


Ce drame montre à quel point les groupes terroristes se sont implantés dans le cercle. Ces groupes tentent de saboter toutes les actions posées en faveur de la paix. Pour preuve, après la récente visite du gouverneur de la région dans le cercle pour saluer le retour des déplacés et encourager les populations à la paix et au vivre ensemble, un groupe armé non identifié a attaqué le camp militaire de Dioungani le dimanche 24 février vers 5 heures du matin. Bilan : deux blessés côté Famas et sept assaillants neutralisés. Le lundi 25 février, le convoi des forains qui quittait Dinangourou pour Koro sous escorte militaire a été aussi visé par un engin explosif. Malheureusement, un minibus a heurté l’engin explosif faisant trois morts et des blessés.
Ces trois attaques perpétrées en l’espace de 72 heures, montrent clairement les intentions des groupes terroristes qui ne souhaitent pas la paix et la cohésion sociale entre les communautés. Cette situation conflictuelle entre communautés ne profite qu’aux groupes terroristes et aux bandits armés.

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