La lutte contre la corruption n’est pas une baudruche

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À un certain moment, il a été observé une accélération des procédures d’instruction des dossiers enregistrés au Pôle économique et financier de Bamako. Des mandats de dépôt furent décernés contre des personnalités dont Bakary Togola, président de l’APCAM et le maire central du District de Bamako, Adama Sangaré. Mais depuis quelques mois, les arrestations sensationnelles ont cessé. Les dénonciations faites auprès du procureur Kassogué ne contiennent-elles plus assez d’arguments pour troubler le sommeil de ceux qui sont pointés du doigt par les «chasseurs de corrompus et de délinquants financiers» ?
Les magistrats en charge des dossiers de corruption ne privilégient pas les coups d’éclat. Ils travaillent dans la sérénité. Ils confrontent les dénonciations et les dispositifs des lois sur la corruption et la délinquance financière. Nul n’est au dessus de la loi au Mali. Que LE TOUT-PUISSANT prête très longue vie à tous ceux qui ont perdu confiance en la compétence du procureur Mamadou Kassogué. La presse nationale et les correspondants de la presse internationale couvriront, dans un avenir proche, les procès des corrompus, confondus par le Pôle économique.
La raison qui fonde ma conviction est la profession de foi faite par le président de la République, chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta. À plusieurs reprises, au cours de son premier mandat, il a affirmé sa détermination à éradiquer la corruption des rouages de l’État. Il avait fixé son peuple dans les yeux, et il avait fait cette profession de foi : «Si j’ai jamais détourné un franc de l’argent du Trésor public, que Dieu me fasse rendre gorge». Je suis convaincu que plus d’un millier de hauts fonctionnaires, d’opérateurs économiques, d’officiers et d’officiers supérieurs sont propres dans leur gestion des ressources publiques. Ils sont catholiques. Ils sont musulmans. Ils sont protestants. Ils sont chasseurs traditionnels chargés de protéger les bois sacrés.
Ces exemples de résistance à l’appât du gain facile pourraient se réunir en assemblée générale, et faire leur profession de foi, à l’exemple du président IBK. Combien le peuple malien serait fier de compter autant d’hommes moralement aguerris. Ils détermineront le destin des familles dans tout le pays, pour n’avoir jamais tripatouiller les fonds publics.
La justice malienne est consciente que la lutte contre la corruption est une tâche prodigieuse, continuelle. La lutte en cours pour éradiquer la criminalité à col blanc ne se dégonflera pas comme une baudruche. Les maîtres chanteurs sans foi ni loi sont prévenus. À leurs dépens, les écuries d’Augias seront nettoyées par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Avant la fin de son deuxième mandat en 2023.

Sékou Oumar
DOUMBIA

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