Lancement du PACSU : Pour assurer la pérennité des soins de santé

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Le projet «accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle (PACSU) a été hier lancé dans notre pays. Son objectif : faire de la santé un droit humain, un accélérateur de la stabilité et de la sécurité et un moyen de booster le capital croissance économique du Mali.
Fruit d’un partenariat entre notre pays, le Royaume des Pays-Bas et la Banque mondiale, le projet s’étendra sur 4 ans. Pour un montant global de 90,4 millions de dollars, la phase actuelle du projet couvrira l’ensemble des 10 districts sanitaires de la Région de Koulikoro, 3 districts sanitaires de la Région de Mopti (Bandiagara, Bankass et Mopti) ; 3 districts sanitaires de la Région de Ségou (Baraouéli, Bla et Ségou) et 10 CSComs de la Région de Gao. Le lancement du projet s’est déroulé au ministère de la Santé et des Affaires sociales de façon virtuelle.

Dr Muhammad Pate, directeur du mécanisme de financement mondial pour la santé des mères et des enfants (GFD), reconnaît que les systèmes de santé primaires sont au cœur des efforts pour offrir un accès équitable aux services des patients aux familles et aux communautés y compris les plus vulnérables.

Pour lui, la nécessité de ce projet est encore plus évidente pendant la pandémie du Covid-19. « Il existe donc un risque croissant de perturbations généralisées de l’accès aux services pour les femmes, les nouveaux nés et les adolescents.
Les visites de soins prénataux, les accouchements assistés, les services de vaccination infantile et à la planification familiale ont été les principaux moteurs des récentes réductions de la mortalité maternelle et infantile au niveau mondial», a-t-il déclaré.

Pour l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, le monde a besoin aujourd’hui des moyens pour lutter contre la pandémie et ses conséquences socio-économiques. Conscient que le système de santé au Mali est faible, Jolke Oppewal dira qu’il est important de continuer à plus long terme pour le soutien et le renforcement de la qualité ainsi que de la capacité des services. Il a aussi souligné que son pays participe depuis des années à l’amélioration des services de santé précisément pour la planification familiale, l’accouchement et les oins néonatales.
« Notre financement de 30,4 millions de dollars a pour objectif d’introduire le modèle de financement basé sur le résultat » a t-il indiqué. En plus de ce financement, il a révélé que son pays a aussi mobilisé une somme de 100 millions d’euro dans la lutte contre le covid-19 dans les pays en développement dont une partie pour notre pays.

La directrice des opérations la Banque mondiale au Mali, Soukeyna Kane, a fait savoir que son institution a décidé de soutenir le Mali afin d’appuyer sa stratégie dans la mise en œuvre du programme mondiale pour le bien-être de tous les Maliens. Le PACSU permettra, a-t-elle précisé, d’accompagner le système de santé afin de maintenir le niveau et la qualité des soins essentiels délivrés au niveau primaire.

De son côté, le ministre Michel Hamala Sidibé a indiqué que pour pouvoir supporter le choc économique et social, il est important de comprendre que la santé n’est pas seulement un coût, une dépense, mais un investissement.
«Nous devons donc investir massivement dans nos systèmes de santé afin de les permettre d’être résilients et performants» a-t-il argumenté.
Pour ce faire, il a souligné qu’il faut aller vers les communautés et mettre au cœur de nos préoccupations les soins de santé primaires. Pour le ministre en charge de la Santé, le PACSU est important parce qu’il met le focus sur le financement basé sur la performance.

Fatoumata NAPHO

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