Le président Keïta à propos du 33è sommet de l’UA: Les questions vitales ont été abordées

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Aux termes du 33è Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenu du 9 au 10 février à Addis-Abeba, le président de la République a fait le bilan de son séjour dans la capitale éthiopienne.
Dans une interview accordée à la presse, Ibrahim Boubacar Keïta est revenu sur les grandes décisions prises ou annoncées lors de cette rencontre.
Le chef de l’État a déclaré  que ce sommet a tenu toutes ses promesses. «L’on sait que l’insécurité ambiante dans notre septentrion et tout le Sahel est l’effet induit de ce qui s’est produit en Libye», a rappelé le président de la République, tout en déplorant les dégâts énormes en vies humaines, sur les plans matériels et immatériels de cette crise.
Par ailleurs, le président Keïta a salué l’engagement de ses homologues à «faire taire les armes», surtout au Sahel où la solidarité internationale fait toujours défaut. Le chef de l’État a, en outre, renouvelé sa reconnaissance au président rwandais dont le pays a directement contribué au financement du G5 Sahel. «Chacun de nos pays (du G5 Sahel) fait l’effort de mobiliser 10 millions.
Au niveau de la Cedeao, un milliard de dollars a été aussi mobilisé en soutien à la Force conjointe du G5 Sahel», a-t-il rappelé.
La préservation de l’honneur et de la dignité suppose un retour nécessaire et intelligent aux valeurs fondamentales. En la matière, le Champion de l’UA pour les arts, la culture et le patrimoine dira que le lien très fort entre la culture, le développement, la paix a été compris et considéré comme capitale. Pour lui, quand on aura compris que la culture peut booster toute la vie économique d’un pays, on aura tout compris. À titre d’exemple, la part de l’industrie culturelle a été estimée à 2.500 milliards de dollars en 2017, a affirmé le chef de l’État, précisant que le potentiel est fabuleux au Mali et partout au niveau du continent.
Le ministre nigérian de la Culture a révélé que son pays produit 15 films par jour. Donc, «pour être considéré dans ce monde, il faut l’être par ses valeurs fondamentales. Et des valeurs, l’Afrique en a. Mais être toujours dans l’admiration de l’autre, en oubliant son être propre, nous a fait dériver beaucoup. Cette mission de reconquête de notre identité a été confiée au Mali », a souligné le président Keïta.

Envoyé spécial
Cheick M. TRAORÉ

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