LES CANIVEAUX DE KALABAN-CORO DANS UN ÉTAT DE DÉLABREMENT

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Ce caniveau déborde chaque fois qu’il y a de fortes pluies


Les caniveaux de la commune rurale de Kalaban-coro sont presque bouchés pendant la saison des pluies. Tranchées à ciel ouvert, on y constate toutes sortes de déchets, notamment plastiques. On dénombre des sachets d’eaux de toutes marques, des sachets vides de la société laitière «Malilait», des bouteilles d’eau minérale abandonnées par les populations et certains usagers de la route. Tout cela empêche l’écoulement normal des eaux de ruisselement. Amadi Yaranagoré est vendeur de pièces de rechange moto à «Chicoro», un secteur de Kalaban-coro. Il mène cette activité depuis 11 ans. «Il n’y a pas assez de caniveaux dans notre secteur. Ceux qui existent sont très petits et moins profonds. Ces ouvrages ressemblent plus à des filets de trous étroits avec des largeurs souvent égales à deux pieds joints», déplore le vendeur. « Comment voulez-vous que dans ces conditions que ces ouvrages puissent drainer les eaux de pluies diluviennes vers leurs destinations sans risque de débordement ? », s’est interrogé notre interlocuteur. Selon lui, la situation de Koulouba, un autre secteur situé derrière «Chicoro», est à l’origine de ce fait.
«L’absence de caniveaux, explique-t-il, dans ce secteur très peuplé provoque un débordement des caniveaux par les eaux de ruisselement pendant et après les grandes pluies». Au bord de la route, Salimata Minta, une jeune demoiselle, vend des arachides. Pour elle, le problème est que les caniveaux sont à ciel ouvert. Par contre, elle apprécie que les eaux de pluie emportent les déchets sur leur chemin. « Les caniveaux de la commune rurale de Kalaban-coro ne sont pas protégés convenablement. Ils sont utilisés comme des poubelles par les populations», affirme Salimata. Les usagers de la route, ajoute-t-elle, achètent et consomment des aliments (arachides, bananes…) avant de jeter les déchets dans les caniveaux.
Les travaux de réhabilitation de l’axe Kalaban-coro-Kabala, en chantier depuis quelques temps, demeurent un espoir.
Ainsi, plusieurs secteurs de Kalaban-coro ont besoin de caniveaux et bien d’autres rues ayant des caniveaux ne répondent pas aux normes. Pour cause, soit ils sont très restreints et ne sont pas profonds, soit les eaux emportent sur leur chemin des saletés qui terminent leur course dans des caniveaux bouchés, formant ainsi des eaux stagnantes par endroits.
Aliou Badra
DOUMBIA

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