Lutte contre la corruption : La société civile entend jouer sa partition

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Le ministre des Reformes institutionnelles et des Relations avec la société civile a lancé lundi la Semaine nationale de lutte contre la corruption au Mali, instituée par le décret n°10-624/PM-RM du 26 novembre 2010. Amadou Thiam intervenait sur le terrain Place CAN lors d’une conférence populaire organisée par la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP), en partenariat avec l’Association de formation et d’appui au développement (AFAD).
Cette activité s’inscrit dans le cadre des festivités de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre de chaque année, conformément à la Résolution 58/4 du 31/octobre/2003 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies qui l’a instituée.
À la suite des mots de bienvenue du représentant du maire de la Commune IV, Oumar Bassy Sanogo, le président de la COSCLCCP a déclaré qu’à travers cette activité la Coalition entend sensibiliser aux problèmes de la corruption et faire connaître le rôle de l’organisation dans la lutte contre ce fléau.
Rappelant que le Mali fait partie des 186 États parties à la convention des Nations unies contre la corruption, Souleymane Dembélé a jugé les résultats insatisfaisants, avant d’attirer l’attention sur ces méfaits. «La corruption est un véritable fléau qui sape le tissu économique et social d’un pays, et nuit à tous les citoyens, notamment les jeunes. C’est pourquoi, une lutte farouche contre la corruption et l’impunité a toujours été sollicitée par les organisations de la société civile malienne», a-t-il affirmé. En la matière, a-t-il-précisé, les OSC doivent participer, légitimer et entériner la politique et l’action gouvernementale. Pour ce faire, Souleymane Dembélé a invité les participants notamment les jeunes à se mobiliser contre la corruption pour un développement durable de notre pays, avant de remercier les partenaires techniques et financiers pour leurs efforts en faveur de la société civile.

À ce propos, le président du Conseil national de la société civile confirmera que cette journée doit «nous amener à redoubler d’effort de façon constante et pérenne». Cela, selon Boureima Allaye Touré, à la même allure avec laquelle la corruption est en train de «gangrener notre société».
Le ministre des Reformes institutionnelles et des Relations avec la société civile a rappelé que l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et financière reste une préoccupation importante des autorités du Mali. C’est pourquoi, dira Amadou Thiam, la mise en place d’institutions fortes et crédibles constitue un pilier non négligeable du programme du président de la République. «Les objectifs visés par la mise en place d’institutions fortes et crédibles sont principalement la lutte contre la corruption et l’impunité, la refondation des administrations publiques, la réhabilitation de l’institution judiciaire, l’approfondissement de la décentralisation et des instruments de la démocratie participative, la réforme du processus et du système électoral et le recouvrement d’une position forte dans un environnement international en mutation», a précisé le ministre Thiam.
En ce qui concerne la société civile, elle doit se doter de capacités pour détecter, surveiller et rapporter les faits et pratiques corrompus aussi bien en leur sein que dans les services publics et privés, a exhorté Amadou Thiam, avant de saluer l’initiative ayant abouti à l’organisation d’une semaine d’actions contre la corruption.

Amadou GUÉGUÉRÉ

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