Lutte contre le diabète : Le dépistage et un mode de vie sain

0
175

Le 14 novembre, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète avec pour objectif de susciter une prise de conscience au sujet de cette maladie chronique. Cette prise de conscience est particulièrement importante dans la région africaine ou plus de la moitié des 19 millions de personnes vivant avec le diabète ignorent qu’ils sont diabétiques.

Chaque année, un thème important est exposé afin que les associations des différents pays puissent mener des actions de plaidoyer, de développement social, de sensibilisation et de dépistage nécessaire pour stopper l’avancée de la maladie du diabète et de ses complications. En prélude de cette journée, le ministre de Santé et du Développement social a organisé une conférence dans la salle de conférence de l’OMS.

La rencontre a enregistré la présence du représentant de la direction générale de la santé et de l’hygiène publique, Dr Ousmane Sy, du représentant de la Société malienne de diabétologie, Dr Ba Traoré, du représentant de l’OMS, Jean- Pierre Baptiste, du président de la Fédération nationale des diabétiques du Mali, Balla Kouyaté et du Dr Fousseyni Dienta de l’Association malienne de lutte contre le diabète (AMLD).

Le thème de la Journée mondiale du diabète 2020 est : « le personnel infirmier et le diabète ». Ce thème vise à sensibiliser sur le rôle crucial que le personnel infirmier joue en soutenant les personnes atteintes du diabète. Ces soins vont du dépistage jusqu’aux examens de contrôle réguliers et l’adoption d’un mode de vie sain. Une personne est dite diabétique lorsque son organisme est incapable de produire suffisamment d’insuline. Parmi les facteurs de risques du diabète, on peut citer le surpoids, le manque d’exercice physique ou encore la présence d’antécédents familiaux de la maladie. Le diabète non traité peut entrainer de graves complications, notamment l’insuffisance rénale, l’accident vasculaire cérébral,

l’amputation des membres inférieurs et la cécité. En outre, les coûts associés à un traitement du diabète ou d’autres maladies non transmissibles tout au long de la vie, peuvent pousser des millions de ménages et de familles à faibles revenus dans la pauvreté. Le représentant de la Société malienne de diabétologie à l’Hôpital du Mali, Dr Ba Traoré a d’abord donné une définition du diabète qui est une maladie qui se définit par une glycémie trop élevée en permanence. D’après lui,  c’est lorsqu’on a un taux de sucre élevé dans le sang qu’on est diabétique.

Le docteur a expliqué qu’il existe trois formes principales de diabète, le diabète de type 1 qui touche 10% des personnes atteintes de diabète et principalement les enfants et les jeunes adultes, le type 2 concerne particulièrement 90% des adultes de plus de 45 ans et aussi le diabète gestationnel qui survient chez la femme enceinte. Il a conseillé de manger moins sucré, moins salé, moins gras, manger plus de fruits et de légumes et surtout d’éviter de grignoter entre les repas.

L’Association malienne de lutte contre le diabète, créée depuis les années 80, organise des dépistages dans plusieurs centres de santé et dans plusieurs cercles du pays, a rappelé Dr Fousseyni Dienta. L’objectif de ces activités, a-t-il expliqué, est d’améliorer la prise en charge du diabète au Mali.

Aminata Diarra

Laisser une réponse