Lutte contre l’insécurité alimentaire : PRIA-Mali fait le point de ses activités

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2020 marquera la 6è année de mise en œuvre du projet

Lancé en 2015, le Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Mali (PRIA-Mali) a enregistré des résultats satisfaisants. C’est du moins ce qui est ressorti de la 7è session du comité de pilotage, tenue lundi dernier, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Lassine Dembélé.
Des réalisations importantes ont été faites dans les différents domaines d’intervention du projet parmi lesquelles, on compte, entre autres, la distribution de 2.500 chèvres et 450 chameaux à 225 ménages vulnérables d’éleveurs dans les Régions de Tombouctou, Kidal et Taoudeni, l’empoissonnement de 30 plans d’eau, d’une superficie de 105 hectares avec un million d’alevins dans 30 villages des Régions de Mopti, Tombouctou et Gao.
Lassine Dembelé annoncera que l’année 2020 qui marquera la 6è année de mise en œuvre du projet sera consacré au démarrage effectif des travaux relatifs à la réalisation d’infrastructures de retenue d’eau, d’aménagement de périmètres rizicoles et maraîchers, à la poursuite de la construction de magasins de stockage d’aliment bétail et à l’installation de 40 systèmes hydrauliques pastorales améliorés. Le budget prévisionnel pour 2020 est de 2,139 milliards de Fcfa.
Selon le coordinateur du PRIA, Dr Mody Kanouté, le projet, après 6 années d’exécution a pu engranger de résultats importants, à savoir l’acquisition d’intrants pour les agriculteurs vulnérables et la reconstitution du cheptel pour 500 ménages vulnérables d’éleveurs dans les Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka.
Cependant, Dr Mody Kanouté a regretté que le projet connaisse des difficultés dans sa mise en œuvre dues à la persistance de l’insécurité dans certaines localités de la zone d’intervention.
Le PRIA Mali intervient dans toutes les régions du Mali.
Prévu pour 5 ans, le projet a bénéficié d’une prolongation de 2 ans pour pouvoir atteindre ses objectifs. Il est financé par le gouvernement et la Banque islamique de développement à hauteur 24 milliards de Fcfa.

Anne-Marie KEïTA

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