Mairie de la Commune V du District : Le budget primitif de 2021 s’élève à 6,8 milliards de Fcfa

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Le maire de la Commune V, Amadou Ouattara, était face aux contribuables de sa municipalité

Le budget primitif de la mairie de la Commune V du District de Bamako se chiffre en recettes et en dépenses à 6,8 milliards de Fcfa. Sur ce montant, la part de l’état s’élève à 5,5 milliards et le reste environ 1,3 milliard constitue les ressources à mobiliser par la municipalité. Pour y parvenir, celle-ci compte sur l’implication des populations notamment le paiement des taxes. Le maire de la Commune V du District de Bamako, Amadou Ouattara s’est livré, samedi dernier, à un débat public autour du projet de budget de l’exercice 2021 de la collectivité avec les populations.

Il était accompagné pour l’occasion par ses conseillers et ses proches collaborateurs. L’événement qui s’est déroulé dans la cour de la mairie de la Commune V a enregistré la présence d’autres autorités communales et des forces vives de la localité. Le budget primitif tiré du Plan de développement social, économique et culturel (PDSEC) de la municipalité, concerne tous les secteurs. Le conseil communal va, en principe, siéger sur le budget le 14 octobre prochain.

Au cours des discussions, les habitants de la circonscription ont exprimé leurs préoccupations qui tournent essentiellement autour de la formation, de l’occupation anarchique des abords du fleuve Niger et de la décentralisation de la voirie au niveau de la mairie du District de Bamako. Ils se sont également interrogés sur l’importance de la TDRL (taxe de développement régional et local) et l’insuffisance des ressources collectées au niveau des marchés.

à toutes ces inquiétudes exprimées, le maire Ouattara et ses conseillers ont apporté des réponses. Pour l’édile, le paiement de la TDRL est obligatoire pour tous les résidents de la commune, y compris les étrangers lorsque leur séjour dépasse 6 mois. Cependant, selon lui, l’exception est faite pour les pauvres, les écoliers, les personnes âgées de 60 ans et les femmes ayant fait au moins quatre maternités. à propos de la TDRL, Amadou Ouattara a déploré le fait que sur les 200 millions de Fcfa inscrits chaque année, depuis 2009, la municipalité n’a jamais mobilisé au-delà de 30 millions.

«Nous nous réjouissons, parce que le Conseil national des jeunes et la société civile s’engagent à nos côtés pour nous accompagner à sensibiliser davantage», a salué le maire Ouattara. Avant d’espérer qu’à la fin de l’année 2021, il pourrait y avoir une amélioration. L’édile a renouvelé sa promesse de relever le défi de la traçabilité des ressources dès qu’elles seront mises à la disposition de la mairie.

Mais aussi, ceux de la transparence et de la redevabilité. Pour Amadou Ouattara, le développement ne se fera pas en dehors des populations, soulignant qu’elles doivent s’impliquer en payant les taxes. Et ce, a-t-il ajouté, afin d’être exigeantes vis-à-vis de la municipalité. Pour lui, «on n’a pas seulement que des droits, on a aussi des devoirs».

Bembablin DOUMBIA

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