Mali, Environnement : Le PGRCI pour réduire les risques climatiques

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Le dérèglement climatique se manifeste par plusieurs aspects qui perturbent la vie quotidienne

Le Projet de gestion des risques climatiques et d’inondations au Mali (PGRCI) a tenu lundi dernier à Kita, la Cité de l’ancien bassin arachidier la 3è session de son comité national de pilotage. Les travaux de cette session étaient présidés par le représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD), Oumar Habibou Maïga, en présence de la coordinatrice du projet, Mme Mafing Koné, entourée de ses proches collaborateurs et des représentants des organisations professionnelles et des bénéficiaires.
Le PGRCI bénéficie de l’appui technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial, du Programme des Nations unies pour le développement et du gouvernement. Il intervient dans 7 communes réparties dans les Régions de Kayes (Cercles de Kita et Bafoulabé), de Mopti (Cercles de Mopti et Bandiagara) et dans le District de Bamako. Il est conçu pour contribuer à réduire la vulnérabilité des collectivités territoriales face aux inondations par la gestion des risques climatiques et d’inondations en vue de préserver des vies et des biens.
Le dérèglement climatique se manifeste par plusieurs aspects qui perturbent la vie quotidienne. Aucune région du Mali au cours des 30 dernières années, n’a échappé aux effets dévastateurs des inondations qui ont affecté le pays. Les inondations survenues en 2010 ont causé 111 décès, détruit 6.052 maisons, 12.000 hectares de terres agricoles inondées et entraîné la destruction généralisée d’infrastructures, dont des ponts et des routes. à Bamako, en août 2013, les inondations ont affecté plus de 34.000 personnes, dont environ 20.000 ont été déplacées. Ces inondations ont entraîné la mort de 37 personnes et causé la perte de 280 maisons. En 2014, on a noté que 95,5% des pertes économiques dues aux catastrophes étaient imputables aux inondations pour une valeur moyenne estimée à plus de 25,098 milliards de Fcfa.

La 3è session a examiné deux années d’activités qui ont porté essentiellement sur l’établissement de l’état des lieux à travers plusieurs études importantes sur la problématique du changement climatique et des inondations, la sécurisation des installations pluviométriques, la mise en place de pépinières communales. La session a examiné et validé l’exécution technique et financière du PTBA 2019 et du projet de plan de travail annuel et budget pour l’année 2020. Le budget 2020 a été arrêté à près de 2 milliards de Fcfa.
Le maire de Kita, Soriba Cissé, a estimé que le PGRCI a contribué à réduire la vulnérabilité des collectivités territoriales face aux inondations par la gestion des risques climatiques et d’inondations en vue de préserver leurs vies et leurs biens. Il a remercié le ministère de tutelle et les différents partenaires pour avoir choisi Kita pour la tenue de la 3è session de ce comité national de pilotage. De son côté, la coordinatrice du projet, Mme Mafing Koné, a expliqué que « nous avons prévu de renforcer les capacités de l’ensemble de nos acteurs et partenaires pour la bonne diffusion de l’information hydrologique et météorologique à la suite de l’acquisition des équipements modernes que nous avons mis à la disposition de la direction nationale de l’hydraulique et de Mali météo ». Elle a ajouté qu’en termes de réalisations, des travaux d’infrastructures sont en cours dans 4 communes d’intervention sur 7 et la construction des collecteurs dans 5 communes d’intervention sur 7 ainsi que la sécurisation des dépôts de transit dans 3 communes sur 7. En prélude aux travaux de cette session, les participants avaient visité la station synoptique de Kita qui est considérée comme une référence en terme de météo. Elle mesure tous les paramètres météo au bon niveau, c’est-à-dire les variables et les éléments météorologiques qui sont, entre autres, vents, pluies, humidité, s’est félicitée la coordinatrice du projet.

Envoyé spécial
Yacouba TRAORÉ

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