Mali, Faits divers : Fin de règne du duo infernal

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Comme si le vol à main armée ne leur suffisait pas, ils n’hésitaient plus à violer certaines de leurs victimes, ce qui ne pouvait perdurer.

Si tout se passe comme prévu, les nommés Cheick M.S alias « Gabonais » et son complice A.M dit « Lakaré » comparaîtront devant les juges du Tribunal de grande instance de Kati. Motif : ils sont suspectés de « vol avec agression et viol collectif ».

Les hommes du commissaire divisionnaire Moussa Cissé en charge du commissariat de police du 1er arrondissement de Kati ont procédé à l’interpellation de ces deux braqueurs-violeurs il y a quelques jours de cela. Selon nos sources, en dépit de leur relative jeunesse (ils sont tous deux dans la vingtaine), ces malfrats entravaient énormément la liberté d' »aller et venir » des paisibles citoyens des quartiers Kati-Mission et Koko-Plaine de la ville garnison.

L’agression à la suite de laquelle ils ont été appréhendés remonte à la nuit du 9 décembre dernier. C’était aux environs de minuit. Un certain Abdoulaye Koné, identifié plus tard comme agent de surveillance dans une société de gardiennage de la place, accompagné de sa copine « HS », s’est présenté dans les locaux du commissariat du 1er arrondissement.

Aux policiers, il a déclaré qu’ils (lui et sa compagne du soir) ont été victimes d’un braquage de la part de deux inconnus armés d’un poignard. D’après nos sources, qui citent les victimes, cette agression nocturne serait intervenue au niveau du cimetière de Kati-Mission. Le plaignant Abdoulaye a indiqué dans un premier temps que les braqueurs lui ont donné une violente gifle. Toujours sous la menace de l’arme blanche, ils l’auraient ensuite soumis à une fouille minutieuse avant de lui extorquer la somme de 200.000 Fcfa en espèces et deux téléphones portables haut de gamme.

Toujours d’après les mêmes sources, les agresseurs auraient ensuite violé la compagne du vigile sous ses yeux. Une fois qu’ils ont fini de la violer, ils ont enlevé de force ses deux bagues aux doigts dont l’une en argent avec l’inscription « HS » et l’autre en zinc.

La jeune fille confirmera tous les propos de son compagnon plus tard. Après avoir expliqué clairement les faits aux OPJ, les deux victimes ont fait une description sommaire des deux suspects. C’est ainsi que le major de police Souleymane Z. Coulibaly alias « Kounkou Solo » et ses éléments de l’unité des recherches ont pris le dossier des deux malfrats en main.
Les détails physiques donnés par les victimes ont été d’un apport considérable pour appréhender les deux bandits en moins de 24 h. Entre-temps, les limiers avaient recueilli le maximum de renseignements sur eux, ce qui a permis de les identifier rapidement. Et, dans la foulée, le premier a été interpellé aux termes d’une course-poursuite, le jour suivant aux environs de 11 h, non loin de la Maison des anciens combattants de Kati alors qu’il tentait d’écouler l’un des téléphones portables volés.

Fouillé au corps, il a été trouvé en possession du reste du butin dont les bagues de la jeune fille. Coincé sur place, il a reconnu être effectivement le nommé Cheick M.S alias « Gabonais ». Sans perdre de temps, il a été conduit manu militari dans les locaux du commissariat par les éléments de la brigade des recherches pour y être entendu.

Au cours de l’interrogatoire, « Gabonais » a, sans détour, reconnu les faits avant de dénoncer son complice A.M « Lakaré ». Quelques instants plus tard, ce dernier, sera localisé à la Maison des jeunes de Kati et interpellé. Tout comme le premier, lui aussi a reconnu sans ambages les faits. Par la suite, les policiers ont su que le surnommé « Gabonais » est un récidiviste connu des archives de la police. Les mêmes sources confirmèrent que ces deux individus sont tous natifs de Kati. Ils ont rapidement été déférés pour « vol avec agression et viol collectif » devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kati.

Yaya DIAKITÉ

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