Mali, Fonds d’appui à l’industrie cinématographique : Le budget 2020 en hausse

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Le budget pour la mise en œuvre des activités programmées s’élève à plus de 200 millions de Fcfa

Les administrateurs du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) étaient réunis, mardi dernier, dans la salle de réunion du département de tutelle pour la 2è session de leur conseil d’administration. Les travaux étaient dirigés par le secrétaire général du ministère de la Culture, Andogoly Guindo, en présence du directeur général du FAIC, Dr Bréma Moussa Koné.
Pour la session essentiellement budgétaire, sept points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir l’adoption de la synthèse de la précédente session, l’examen et l’adoption du bilan d’activités et de l’exécution du budget 2019, du projet d’activités et du budget 2020, du projet de document du «Programme de développement du cinéma et de l’audiovisuel» et son plan d’action 2020-2024.
Les administrateurs se sont aussi prononcés sur le contrat annuel de performance 2019 du FAIC, le manuel de procédures de sélection des projets à soumettre au financement du FAIC et son règlement général et sur le projet de cadre organique.
Au titre de l’exercice qui se termine, le budget pour la mise en œuvre des activités programmées s’élève à plus de 200 millions de Fcfa. Le directeur général du FAIC a rappelé que sa structure a été opérationnelle en 2019, précisément à partir du 1er janvier 2019. Cela, après avoir reçu 150 millions de Fcfa de subvention de l’état. «Nous avons fait des activités de promotion du cinéma, notamment la participation au Fespaco.

Nous avons aussi organisé des ateliers pour asseoir la base des outils indispensables pour le pilotage de nos futures activités, notamment la mise en place d’un manuel de sélection des projets», a-t-il expliqué.
Le secrétaire général du ministère de la Culture a souligné que la présence des administrateurs atteste de leur volonté ardente de booster l’industrie du cinéma malien comme celle des plus hautes autorités qui, ambitionnent de faire du secteur du cinéma un des piliers de la croissance économique de notre pays. Après avoir rappelé la problématique de financement du cinéma qui a conduit à la création du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique, Andogoly Guindo soulignera que malgré cette volonté, la mobilisation des ressources financières pour le cinéma reste encore un défi.
Le Ségal a aussi évoqué l’élaboration d’un programme quinquennal de développement du cinéma, assorti d’un plan opérationnel annuel dont la mise en œuvre s’accompagnera de la mobilisation effective de la dotation initiale du Fonds qui est de 6 milliards de Fcfa et l’institution d’une redevance cinématographique et audiovisuelle qui, à terme, pourra mobiliser plus de 2 milliards de Fcfa par an pour le financement du cinéma.
Andogoly Guindo indiquera que les résultats à atteindre visent en premier lieu le soutien des projets des cinéastes et des professionnels des métiers du cinéma, mais aussi à créer des infrastructures adaptées pour amener l’émergence d’un écosystème économique du cinéma, favorable à la productivité et à la production cinématographique de qualité. La mise en œuvre de cet ambitieux programme va, à coup sûr, doter le secteur du cinéma d’infrastructures et d’équipements modernes, dira le secrétaire général.
Tamba CAMARA

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