Mali, Institut national de prévoyance sociale : Vers une profonde mutation

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Le projet de budget 2020 de l’INPS est arrêté en recettes à plus de 200 milliards de Fcfa

L’institut national de prévoyance sociale (INPS) a tenu, hier dans ses locaux, la 92è session de son conseil d’administration. La réunion était présidée par le président du conseil d’administration, Mamadou Sinsy Coulibaly, en présence de la directrice générale de l’Institut, Mme Sidibé Zamilatou Cissé.
La session a été non seulement consacrée à l’examen et l’adoption du projet de budget 2020 et du programme d’activités pour la même période, mais aussi à la gestion déléguée de l’Assurance maladie obligatoire (AMO).
Au titre de l’exercice 2020, le projet de budget de l’INPS est arrêté en recettes à plus de 200 milliards et en dépenses à plus de 166 milliards Fcfa avec une solde d’exploitation prévisionnelle de plus de 33 milliards Fcfa, soit une augmentation de 9,54% au titre des recettes et 0,69% au compte des dépenses par rapport à 2019.
Au plan des activités programmées, le budget sera ainsi l’instrument de mise en œuvre du programme d’activités de l’établissement qui participe à l’atteinte de l’objectif stratégique N°9 du Plan décennal de développement sanitaire et social (PDDSS) 2014-2023, portant sur le renforcement de la solidarité et de la protection sociale.
La directrice générale de l’institut a indiqué que le budget 2020 est fondé en grande partie sur les tendances de l’année. «Les résultats que nous nous sommes fixés, seront atteints en termes de recouvrement. Au niveau des dépenses, on a essayé de faire des économies compte tenu de la situation», a indiqué la patronne de l’INPS. Elle indiquera que pour relever le pari de la bonne gouvernance, la structure envisage bientôt de commencer l’enrôlement biométrique pour lutter contre la fraude et pouvoir identifier les cotisants et les assurés réels.

Le président du conseil d’administration dira que la session se tient à une étape importante de l’évolution de la Politique nationale de protection sociale marquée par la volonté des plus hautes autorités de renforcer le socle de la protection sociale. Ceci à travers l’extension des prestations sociales à une plus grande couche de la population et par la mise en route du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) offrant la facilité d’accès aux soins de santé à l’ensemble de la population. Concernant l’AMO, les ressources seront en augmentation par rapport à 2019 de 6,61% au titre des cotisations, soit un peu plus de 36,3 milliards de Fcfa et de 9,09% au titre des prestations servies, soit 18 milliards de Fcfa. Ces résultats seront réalisés grâce à la mise en œuvre réussie d’un plan de maîtrise des charges techniques et des charges de fonctionnement. Mamadou Sinsy Coulibaly a annoncé que le programme d’activités se décline en quarte axes et en activités réparties par structure. Les axes stratégiques retenus sont l’élargissement du champ d’application personnel, l’amélioration des prestations servies, le financement des branches, l’organisation et le fonctionnement de l’INPS. S’agissant des activités menées en étroit lien avec l’adoption du plan stratégique 2014-2023, le président du conseil a souligné que depuis l’adoption dudit plan à nos jours, certaines activités ont été entièrement réalisées, d’autres sont en cours de réalisation et doivent être poursuivies. «Le reste est programmé pour l’être avant fin 2023», a-t-il précisé. En outre, Mamadou Sinsy Coulibaly a souligné que l’atteinte des objectifs de recettes de cotisations de 170 milliards de Fcfa au cours de l’année 2019 a permis à l’Institut de respecter tous ses engagements, notamment le service régulier et le paiement à échéance des prestations.

Tamba CAMARA

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