Mamadou Coulibaly : Un grand serviteur du handball s’en va

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L’inusable secrétaire général de la ligue de handball du District de Bamako est décédé le samedi 28 décembre des suites d’une courte maladie

Mamadou Coulibaly n’est plus. Le secrétaire général de la ligue de handball du District de Bamako est décédé le samedi 28 décembre, à l’hôpital Gabriel Touré, des suites d’une courte maladie. Comptable de formation, Mamadou Coulibaly était un grand passionné du sport, en général et du handball en particulier.

Sociétaire de l’équipe de handball du Réal dans les années 1970 et membre fondateur du club de football, le Centre Salif Keïta (CSK) en 1995, il occupera plusieurs postes au sein de ce club, avant de s’éloigner du monde du football en 2013 pour devenir secrétaire général de la Ligue de handball du District de Bamako. Il restera à ce poste jusqu’à sa mort, samedi dernier.

48h avant sa disparition, nous avons eu une conversation avec lui et c’est un Mamadou Coulibaly plein d’énergie, comme il l’a toujours été qui nous a conviés à une réunion de la ligue. L’ancien joueur du Réal était une fierté pour le monde du handball, il ne se contentait pas seulement du travail administratif dévolu aux secrétaires généraux, il était surtout une courroie de transmission entre les acteurs du handball (dirigeants, clubs, joueurs…).  à chaque fois qu’on le croisait en ville ou dans la circulation sur sa moto Yamaha, on remarquait qu’il portait toujours sur lui, des documents ou dossiers de handball.

Collaborateur de Mad Coulou (c’est ainsi que tout le monde l’appelait), le secrétaire à l’organisation de la Fédération malienne de handball (FMHB), Harouna Diarra se souvient d’un grand passionné de handball et d’un grand humaniste. «Madou Coulou, c’est quelqu’un qui a beaucoup aimé le handball. C’est grâce à lui, à ses efforts et son courage que la ligue de handball du District de Bamako vit aujourd’hui. Avec sa disparition, c’est une encyclopédie du handball du District qui s’en va. En tout cas, il sera difficile de remplacer Mad Coulou, personne ne peut faire comme lui.

Que la terre lui soit légère !», témoigne Harouna Diarra. Le président de la ligue de handball du District, le commandant Cheick Tounkara abonde dans le même sens : «Madou Coulou était un homme unique dans son genre. Il était tout pour la ligue de handball du District. Son décès laisse un grand vide dans le fonctionnement de l’association et dans l’immédiat, je ne vois personne qui puisse le remplacer.  Madou Coulou  aimait le handball et était très sérieux dans le travail», souligne le premier responsable de l’instance dirigeante du handball du District qui prie le Tout-Puissant et Miséricordieux d’accueillir Mad Coulou dans son paradis éternel.

Pour le président de l’Amicale des élèves de l’école fondamentale de Lafiabougou des années 70, Youssouf Soumano, «c’est un grand arbre qui est tombé». «Mamadou Coulibaly, renchérira-t-il, est un grand arbre, partout où il a passé, il s’est illustré par son esprit rassembleur. Dans le quartier, à la mosquée, dans les associations, il était un exemple pour tout le monde. Il n’a pas vécu inutilement et restera toujours présent dans nos esprits».

Le désormais ancien secrétaire général de la ligue de handball du District de Bamako qui était âgé de 63 ans repose au cimetière de Lafiabougou où il a été conduit, samedi dernier, par une foule composée de parents, d’amis, de responsables sportifs et d’anciens camarades de classe.

Dors en paix Mad Coulou!

Boubacar THIERO

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