Manifestation au Mali : L’imam Dicko réussit à calmer la foule

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A peu près comme le 5 juin dernier, la manifestation a réuni du monde Place de l’indépendance. Les sympathisants du leaders de la contestation sont venus de tous les quartiers pour écouter le religieux et quelques hommes politiques qui ont declenché depuis quelques semaines une entreprise de contestation de la gouvernance du régime IBK.

Sur place, peu après la prière du vendredi, le meeting a commencé par une série d’interventions dont celle de Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de la Culture.

Celui-ci, figure de proue de l’aile dure du jeune mouvement politique M5 s’est vu publiquement contesté dans la méthodologie de la lutte. Visiblement sans consultation préalable, le cinéaste a invité les masses à se diriger vers le palais de Koulouba pour remettre au président de la République une déclaration demandant sa démission.

L’imam Mahmoud Dicko, surpris par cette demande, s’est chargé de recadrer le tir. En effet, le patron de la Cmas a pris à contre-pied son compagnon de lutte en demandant aux manifestants de ne pas aller à Koulouba. Pour la remise de la déclaration, il a préconisé la désignation d’émissaires.

Tâche qui sera à la charge de Cheick Oumar Sissoko, Issa Kaou Djim et Choguel Kokala Maiga, tous des ténors de la contestation pour remettre le document au président de la République.

« Nous ne pouvons pas aller tous à Koulouba », a justifié l’imam aux manifestants qui ont applaudi la sage décision d’avoir évité un dérapage et une grossière erreur d’appréciation de la part du mouvement du 5 juin.

L’ancien président du Haut conseil islamique n’a cessé d’appeler les manifestants surexcités à la retenue et au calme. Aller à Koulouba n’était pas l’objectif visé par lui-même si des compagnons de lutte ne semblaient pas souffler dans la même trompette. « Nous sommes le Mali et nous n’allons pas détruire le Mali », a-t-il lancé aux manifestants.

A. CISSÉ

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