Mariam Samaké : VENDEUSE DE PAIN AUTONOME

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Pendant plusieurs années, Mariam Samaké était vendeuse ambulante de médicaments. Aujourd’hui, Mme Diarra Mariam Samaké est heureuse d’être parvenue à se faire une place dans la distribution du pain à Bamako. Ce créneau était réservé aux hommes depuis des décennies. L’entreprenante Mariam Samaké est une pionnière de l’autonomisation des femmes. Elle a commencé le commerce, il y a dix ans de cela. Avant, Mme Diarra vendait les pains dans une tasse. Mais maintenant, elle fait son commerce sur la moto comme les hommes. C’est une battante qui est déterminée à vivre à la sueur de son front. Mais elle n’est pas unique. Comme elle, de nombreuses femmes sont devenues actives pour satisfaire leurs besoins et ne plus dépendre d’un mari, d’un frère, d’une amie. Mme Diarra Mariam Samaké est née vers 1965 à Djitimou. Mariée et mère de deux enfants, Mariam Samaké vit à Niamankoro, cité Unicef. Elle n’a pas choisi ce travail par hasard. Son grand-frère gère une boulangerie. Cet appui solide l’a encouragé à embrasser le commerce du pain. La chance lui a souri. Et ca marche très bien. Mme Diarra aime bien son travail. Elle parcourait des kilomètres à pied une tasse pleine de miches de pain posée en équilibre sur la tête. Un jour, son petit frère lui a offert une moto Djakarta équipée d’une caisse en bois adaptée au transport du pain et fixée sur le siège du passager. Le confort du transport à moto permet de couvrir, tôt le matin, un large rayon dans la ville de Bamako. Au début, son époux s’était opposé à l’exercice de ce métier d’homme. Mais au fil du temps, Mariam est arrivée à convaincre son mari. Maintenant, elle est à l’aise. Le mari a finalement accepté l’activité commerciale choisie par sa femme. Mais, la vendeuse va être brimée à la boulangerie. Même si elle arrivait la première à la boulangerie, Mariam était servie la dernière. Elle a supporté stoïquement l’injustice masculine pendant un certain temps. Un beau jour, un homme soucieux de l’équité genre a rétabli Mariam dans son droit . Désormais, si elle arrive la première , elle sera servie la première. Mariam Samaké est très courageuse. Elle se met au service de trois boulangeries tous les jours. Elle vend environ 300 miches de pain par jour. Tous ses clients sont installés à Niamankoro.
Elle exhorte toutes les femmes à être actives dans la vie. Mariam est convaincue qu’il n’y a pas de sot métier, mais de sotte personne.
Fatoumata T.
DIAWARA

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