Master en santé publique : SORTIE DE LA 5ÈME PROMOTION

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Les sortants de la promotion posant avec les responsables de FMPOS


La cérémonie de remise de diplômes de la 5ème promotion du master en santé publique de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) de la promotion feu professeur Anatole Tounkara a eu lieu samedi dernier. L’évènement était présidé par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Drissa Diallo, en présence du doyen de la FMOS, Seydou Doumbia, du chef de Département d’études et de recherche en santé publique (DERSP), Hamadoun Sangho et de nombre d’invités.
Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre d’une ouverture de formation qualifiante en santé publique depuis 2011 avec trois mentions qui sont l’épidémiologie, la santé communautaire et la nutrition afin de permettre aux cadres formés de participer efficacement à l’essor du pays. Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a indiqué que la FMOS «est en pleine mutation pour faire face aux nombreux défis de la qualité de la formation et de l’harmonisation dans l’espace CEDEAO». Drissa Diallo dira aussi que son département est déjà en avance dans ce processus grâce à la compétence des enseignantes qui l’animent.
De nos jours, avec un effectif d’une trentaine d’enseignants, appuyés par des chargés de cours, des cadres d’autres structures, «le DERSP a formé 130 personnes en master de santé publique dont 44 épidémiologistes, 39 en santé communautaire» et 47 nutritionnistes, a révélé M. Diallo, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, 51 apprenants sont en cours de formation dont 22 en master 2. Cette cinquième promotion, composée de 23 récipiendaires, constitue une fierté pour le Mali et les pays voisins, a-t-il martelé.
A son tour, le doyen de la FMOS, Seydou Doumbia, ajoutera que la faculté se félicite de cette initiative qui consiste à former nos cadres sur place. «Ils sont encadrés par des enseignants évoluant dans différentes structures du département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de la Santé et de l’hygiène publique, ayant beaucoup d’expériences pratiques. Ces récipiendaires sont donc imprégnés des réalités locales en matière d’analyse et de gestion des problèmes de santé publique. Ils ont fait des stages, produit des mémoires dans ces structures et sont donc mieux outillés», a-t-il expliqué, avant d’ajouter «Toutes choses qui font de cette formation une chance pour tout le pays. C’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre afin de permettre aux différents acteurs dans les activités de santé publique, et mieux encore, nous sommes en train de développer d’autres filières de formation, notamment les diplômes universitaires (DU: SISR, e-santé …). Toute chose qui nécessitera une coordination entre le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de la Santé et de l’Hygiène publique afin que cet accès à la formation puisse respecter les procédures légales ». Pour sa part, le chef de DERSP, Hamadoun Sangho, a rappelé que le département dispose d’un bâtiment à trois niveaux comprenant, trois salles de cours, une salle de réunion, une petite bibliothèque, ainsi que des bureaux. «Pour faire face à de nouveaux défis, nous avons besoin de locaux supplémentaires afin d’ouvrir d’autres options en plus des trois options déjà existantes. Nous fondons beaucoup d’espoir sur l’appui du département de l’enseignement supérieur pour les investissements nécessaires», a-t-il dit.
En outre, M. Sangho considère le master en santé publique comme une chance pour notre pays avec, en plus, la formation de cadres de la Guinée, du Togo, du Niger et de la Côte d’Ivoire. «Nous fondons l’espoir que l’école doctorale de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako pourra permettre la poursuite de la formation pour ceux qui le désirent», a-t-il conclu.
Fadi CISSÉ

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