Message du candidat Choguel Kokalla Maïga RESTITUER AU MALI SON HONNEUR, SA DIGNITÉ ET SA SOUVERAINETÉ

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La signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger s’est traduite par un seul point positif : les rebelles et les soldats de l’armée nationale ont cessé, du moins officiellement, de se faire ouvertement la guerre. L’Etat est allé loin dans les concessions. Mais les rebelles n’ont rien abandonné de leurs revendications indépendantistes. A une situation de ni paix ni guerre est venue s’ajouter une seconde calamité : l’insécurité sur fond de conflits interethniques des plus meurtriers.
Aujourd’hui, les sujets de préoccupation se sont déplacés du Nord vers le Centre. Telle est la situation qui prévaut dans notre pays au moment où nous nous apprêtons à participer à une élection présidentielle. Elle n’est pas des meilleures.
Les défis à relever sont énormes. Il s’agit de redresser un pays «tombé bien bas», de réfonder un Etat failli. Tout est à refaire, y compris l’homme. Pour cette raison, j’ai sérié les exigences pour les regrouper en trois catégories.
La première exigence consiste à libérer notre pays de l’anarchie qui sévit en maints endroits du territoire national et de la tutelle étrangère. Cela suppose trois préalables : l’unité d’action pour le sursaut national, la restauration de nos forces armées et de sécurité, l’affirmation de l’autorité de l’Etat dans le respect des prérogatives des collectivités territoriales.
La deuxième exigence nous est imposée par notre situation de pays saharo-sahélien enclavé à l’intérieur des terres.
Une pluviométrie de plus en plus insuffisante nous rend tributaires des aléas du climat. L’étendue du territoire national, notre éloignement des ports sur l’Atlantique constituent des obstacles à la libre circulation des personnes et des biens. Aussi, devons-nous inscrire, parmi nos préoccupations, les tâches que sont : l’autosuffisance alimentaire, la maîtrise de l’eau, la protection de l’écosystème et le désenclavement tant intérieur qu’extérieur. La dernière exigence consiste à développer les secteurs liés à l’épanouissement du citoyen et à l’ouverture sur le monde : le développement économique, l’éducation, la santé, la promotion des jeunes, des femmes et des handicapés, la coopération internationale. Pour relever ces défis, j’ai axé ma campagne autour des sujets suivants : la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, la restauration des Forces de défense et de sécurité, la décentralisation, la réhabilitation du système éducatif, la promotion du développement économique, social et culturel, la diplomatie.
Le combat à mener vise à restituer au Mali son honneur sa dignité et sa souveraineté. Je m’engage, en cas de succès à l’élection, à le mener avec, comme fondement de mon action, une vision, celle d’un Mali souverain, libéré, unifié, réconcilié, sécurisé.

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