MIGRATION : LA NÉCESSITÉ D’UNE INFORMATION DE QUALITÉ

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Le ministre en charge de la communication a procédé au lancement du projet

Dans le cadre du renforcement des capacités des hommes de médias sur la question migratoire à l’endroit de la jeunesse africaine, l’Unesco en partenariat avec le ministère de la Communication organise, depuis hier, un atelier sur le projet : « Autonomiser les jeunes africains à travers les médias et la communication ».
L’ouverture solennelle était présidée par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, en présence du représentant de l’Unesco, Saip Sy. Etaient aussi présents le directeur général de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication, Pr Alassane Diakité, le chef de cabinet du ministère en charge de la communication, Ousmane Bamba.
Une cinquantaine de participants a assisté à la rencontre pour partager, échanger avec des spécialistes de la question en vue de relayer la bonne information, mais surtout orienter les jeunes sur les opportunités et menaces du phénomène migratoire.
Le projet s’étend sur trois ans et sera mis en œuvre dans huit pays d’Afrique : Mali, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Niger, Nigeria et Sénégal. Il consiste à bien outiller les journalistes pour leur permettre de donner la bonne information aux jeunes, leur permettant de mieux appréhender les opportunités et menaces de la migration.
Le ministre Sangaré a salué l’Unesco pour l’initiative de ce projet capital pour le développement de la jeunesse africaine. Il a également rappelé les efforts accomplis par l’Institution pour la promotion de la liberté d’expression, celle de la presse, la sécurité des journalistes et le renforcement des capacités des hommes et des femmes des médias et à l’accès à l’information de qualité.
Le projet répond à la nécessité d’informer correctement la jeunesse africaine afin de lui permettre de faire le choix pour la migration de façon responsable. L’information est cruciale dans la migration, c’est pourquoi ce projet répond à notre aspiration, a expliqué le ministre Sangaré. Grâce au projet, les professionnels des médias vont contribuer à éclairer jeunes et femmes par le contenu des éditoriaux, émissions radios, articles de presse et avec d’autres supports de communication et de sensibilisation.
Selon les statistiques, plus de 80% des migrants africains sont internes au continent et concerne près de 19 millions de personnes dont 6,7 millions en Afrique de l’Ouest et 3,5 millions en Afrique centrale.
Les femmes représentent 47,1% des migrants. Les jeunes de la tranche d’âge de 15 à 24 ans représentent 16%, a révélé le ministre Sangaré, estimant que les médias africains ne consultent pas bien parfois les statistiques parce que l’Europe n’est pas la plus grande destination parce que les Africains migrent plus maintenant à l’intérieur du continent, notamment en Afrique centrale.
Yaya Sangaré a exprimé l’engagement du gouvernement pour la mise en œuvre du projet qui s’étend sur une période de 3 ans à partir de 2019. Il est financé par l’Agence italienne pour la coopération au développement pour un montant de 30 millions environ pour la première phase.
L’objectif du projet, a expliqué Saip Sy, est de donner aux jeunes garçons et filles les moyens de prendre des décisions éclairées sur les questions migratoires grâce à un meilleur accès à l’information de qualité. Il contribuera à renforcer la capacité des professionnels des médias à rendre compte de la migration tout en promouvant des normes et bonnes pratiques, en matière de droits de l’Homme et approches sexospécifiques et inclusives de la couverture la question dans les pays cibles.
Il a aussi soutenu que les medias locaux et nationaux ne sont pas en mesure de couvrir les questions migratoires à tous les niveaux. Il s’agit de fournir des informations de qualité aux jeunes aspirants à la migration, aux migrants en déplacement et à ceux de retour, et à l’ensemble de la population.
Mme Clariste Njikam a fait une présentation du projet. Les discussions ont suscité un réel intérêt et beaucoup d’observations relatives au concept et au budget jugé faible par rapport à l’envergure du projet. L’atelier prend fin aujourd’hui.

Amadou SOW

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