Mines d’or de Barrick au Mali : UNE CONTRIBUTION CONSIDÉRABLE À L’ÉCONOMIE NATIONALE

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Les responsables de la Compagnie minière Barrick lors du point de presse

La Compagnie minière Barrick (fusion Randgold/Barrick) a révélé samedi à Loulo (cercle de Kéniéba) que les premiers résultats de ses prospections annoncent de belles perspectives. «Au milieu de l’année, Loulo-Gounkoto est en bonne voie pour atteindre son objectif de production de 2019 de 690.000 onces d’or. L’exploration qui continue autour de ses trois gisements principaux est en train de confirmer le potentiel pour le remplacement des réserves exploitées, supportant ainsi l’extension possible du plan de 10 ans du Complexe», a révélé le président et directeur exécutif de Barrick Gold Corporation, entreprise canadienne dont le siège social est situé à Toronto, Ontario (Canada).
Soulignons que le Complexe Loulo-Gounkoto comprend les mines souterraines de Yaléa, de Gara ainsi que la super carrière de Gounkoto qui pourrait, selon les responsables de Barrick, être une quatrième mine souterraine dont la faisabilité est en cours d’étude. S’adressant aux médias au cours d’un point de presse qui intervient généralement quelques jours avant ou après la tenue de son conseil d’administration, Dr Mark Bristow a ajouté : «Barrick est également en train de rechercher de nouveaux gisements le long de la zone de cisaillement sénégalo-malien longue de 70 km, qui a produit plus de découvertes majeures d’or sur les 20 dernières années que n’importe quelles autres structures dans le monde».
Faisant le point des réalisations de sa société, le patron de la compagnie cotée à la Bourse de Londres a assuré que pendant que la mine d’or de Morila est en voie de fermeture après une production d’or de 6.8 millions d’onces, le Complexe minier Loulo-Gounkoto qui est classé parmi les 10 plus grandes mines d’or au monde a, de nouveau, enregistré au cours du dernier trimestre, la plus grande amélioration de production du portefeuille global de Barrick.
«Au total, Randgold et la société qui lui a succédé ont dépensé plus de 160 millions de dollars (près de 93 milliards de Fcfa) dans l’exploration et a contribué environ pour 6.5 milliards de dollars (environ 3.776,5 milliards de Fcfa) (toutes contributions confondues du début de ses activités au Mali à aujourd’hui) à l’économie globale avec un total de 2.6 milliards dollars (plus de 1.510,6 milliards de Fcfa) au titre des taxes, redevances et dividendes. La contribution de la société au PIB en 2018 a été d’environ 6%», a exposé Dr Bristow. Avant d’ajouter que le gouvernement et la direction de Barrick au Mali ont fait des progrès dans la résolution de leurs différends fiscaux. «La société s’attend à finaliser bientôt, le processus de médiation convenu», a-t-il assuré.
En matière de développement, le collège agricole créé par le Complexe minier a sorti sa troisième promotion dont les membres ont tous été placés dans des projets d’agrobusiness. «Un total de 19 écoles dont une par village, ont été construites. Les inscriptions ont progressé de plus de 5.000 élèves, contre 500 à l’ouverture de la mine. Trois cliniques ont été construites en faveur des communautés et la mise en œuvre des programmes de lutte contre le paludisme et VIH/SIDA continue pour en réduire l’incidence des décès », s’est réjoui Dr Mark Bristow. Précisant qu’à ce jour, Loulo-Gounkoto a investi plus de 6,4 millions de dollars (environ 3,7 milliards de Fcfa) dans le développement communautaire, il a souligné que le Centre agrobusiness de Morila prend forme. Il est conçu pour une économie durable pour les communautés locales après la fermeture de la mine.
Pour booster ses activités et réduire considérablement ses dépenses énergétiques, Barrick est en train d’installer une centrale solaire d’une capacité de 20 mégawatts. Ce qui permettra, de l’avis de Bristow, à la mine d’économiser quelque 10 millions de litres de gas-oil par an tout en réduisant son empreinte carbone et constituer une source d’énergie à moindre coût pour les communautés après la fermeture éventuelle du Complexe Loulo-Gounkoto, dont les trois mines sont, faut-il le rappeler, dirigées par des Maliens et 95% des 4.000 employés sont aussi des Maliens.

Cheick M. TRAORÉ

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