Mme Doucouré Fatoumata Touré : «Je n’oublierai jamais Ce sacre»

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L’Essor : Quel souvenir retenez-vous de l’Afrobasket 2007 au Sénégal ?
Mme Doucouré Fatoumata Touré : C’était un samedi 30 septembre 2007. Je me rappelle comme si c’était hier. Ce jour là, nous sommes entrées dans l’histoire du basket-ball malien en remportant la finale 63-56 face au Sénégal au stade Marius N’Diaye, à Dakar. C’était le tout premier trophée remporté par une sélection malienne. C’était une fête nationale, le président de la République, Amadou Toumani Touré nous a reçues avec tous les honneurs.

L’Essor : Pourquoi vous avez décidé de devenir arbitre après votre retraite ?
Mme Doucouré Fatoumata Touré : Dès mon retour des états-Unis, j’ai effectué des stages d’arbitrage. J’ai toujours été passionnée par le basket-ball et je ne voulais pas quitter ce monde. L’arbitrage est un exercice compliqué où chaque décision est scrutée, décortiquée puis jugée. Mes amis me disent que c’est un métier qui me sied bien. Je suis consciente de l’exigence quotidienne que cela demande. La pression des grands matches, les entraîneurs qui ne sont pas toujours cordiaux, les joueurs qui n’acceptent pas toutes les décisions, tout cela peut miner et il faut apprendre à faire avec. Mes collègues sont d’une grande utilité.

L’Essor : Que retenez-vous de votre carrière sportive ?
Mme Doucouré Fatoumata Touré : J’ai commencé le basket-ball en 2000 avec le Djoliba. En 2004, j’ai été sélectionnée en équipe nationale junior pour la campagne de Tunisie. En 2005, alors que j’étais encore cadette, mais j’ai eu la chance de prendre part avec le Djoliba, à la Coupe d’Afrique des clubs champions et nous avons été sacrées championnes d’Afrique à Bamako. Avec les moins de 18 ans au Bénin, le Mali s’est encore hissé sur la première marche du podium. J’ai été élue dans le cinq majeur de la compétition.
Après le Championnat d’Afrique au Sénégal, alors qu’on était en pleine préparation, j’ai eu un contrat pour les états-Unis, avec le club Seminole state collège (2 ans), puis à l’Université d’Oklahoma (3 ans). Après, je suis revenue au Mali et j’ai joué deux ans au Djoliba. Je n’ai que de bons souvenirs, même si j’aurai aimé offrir plus de trophées à mon pays.

S. S. K.

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