Mme Kamissoko Mariam Bagayoko : La passion de la coiffure

0
126

À l’angle de l’ex Institut malien du cycle et du cyclomoteur ( IMACY ) , un salon de coiffure et une boutique de location de robes de mariée sont contigus. Cette promiscuité révèle le flair commercial de Mme Kamissoko Mariam Bagayoko. La gent féminine écume cet endroit chaque jour. L’affluence est grande les dimanches et les jeudis matins. Les mariées se bousculent par dizaines devant « Mariam coiffure ». Ce salon propose de rendre sublimes les mariées pendant le plus beau jour de leur vie. Ce défi Mariam le relève depuis 2009, l’année d’ouverture de son salon.

Un grand salon de coiffure combiné à une boutique de robes de mariée. Cette disposition attire les regards des passants. C’est une référence dans le milieu esthétique. La renommée de ce complexe ne souffre d’aucune ambiguïté dans l’esprit des femmes de Bamako. Elles viennent se rendre belles aussi pour les cérémonies de baptême. Cette modeste entreprise fait la fierté de Mme Kamissoko Mariam Bagayoko, 36 ans, mère d’une petite fille. Elle rêve depuis l’enfance d’être coiffeuse.

« J’ai commencé la coiffure à l’âge de 8 ans. J’étais en classe de 2e année du cycle primaire. J’étais passionnée par le tressage. Je ne suis pas allée loin dans les études », explique-t-elle. Le rêve d’enfant est devenu une réalité quand elle abandonna ses études en classe de BT1 pour se concentrer à la coiffure, dans les années 2002. Depuis, pour se qualifier, elle a passé 10 ans de stage dans trois salons de coiffure. Les exhortations incessantes de sa sœur, l’aînée de la famille la convaincront d’accepter de lancer son salon de coiffure. C’est d’ailleurs sa grande sœur qui a financé le projet.

« J’avais peu d’économie. En réalité, je n’avais pas l’ambition de prendre une telle responsabilité », reconnaît-t-elle. Aujourd’hui, elle est à la tête d’un business. La propriétaire de Mariam Coiffure envisage d’ouvrir une école de formation en coiffure. Elle veut transmettre la grâce qui lui a été faite à d’autres jeunes.

Les jours de mariage, Mariam maquille de nombreuses mariées. Elle travaille la nuit, un sacrifice qu’elle consent volontiers. « Cette contrainte dans mon métier est un plaisir pour moi, devenir ce que j’ai toujours voulu être, n’a pas de prix. Je n’ai enregistré aucune difficulté, car c’est ma passion », nous raconte-t-elle sans quitter des yeux deux employées affairées à maquiller des clientes.

Cette amazone de l’esthétique est convaincue que la créativité est partie prenante du succès. Elle essaie d’être créative en termes de coiffure, de maquillage et dans l’art d’attacher les foulards.

Elle choisit toujours les robes de mariée, adaptées à ses clientes. «  C’est un de mes secrets. La boutique et le salon sont toujours achalandés», se réjouit Mariam. Elle dispose de plus de 200 robes de mariées, et d’accessoires dans sa boutique de location de robes. Elle s’approvisionne en Chine.

Aujourd’hui, Mme Bakayoko emploie 10 personnes dont 9 femmes. à ses débuts, il y a 11 ans, Mariam se savait compétente dans son métier. Elle travaille chaque jour pour combler les attentes des Maliennes, de plus en plus soucieuses de leur élégance. Dans le monde de la mode, la compétition est perpétuelle. Il faut de l’amour et de la passion pour être une référence. « Il faut travailler sans relâche pour conserver sa place de leadership », répète-t-elle comme un slogan.

M. S.

Laisser une réponse