Monitoring des droits de l’homme en période électorale : LA MINUSMA RENFORCE LES CAPACITÉS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

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«La politique ne se résume pas au choix d’un candidat aux élections, mais c’est une manière de vivre». Ces propos du cinéaste français, Constantin Costa-Gavras, rappellent la nécessité d’éveiller le citoyen conscient de ses droits et obligations qui se trouve en chaque électeur mais aussi d’amener les politiques à s’inscrire dans le fair-play électoral. En d’autres termes, il s’agit pour tout le monde d’avoir une culture politique et cela passe nécessairement par des formations. La division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA est bien consciente de cette réalité. Elle multiplie les initiatives de formation à l’endroit des parties prenantes aux élections, notamment la société civile.
C’est dans une vision globale de réussite des élections apaisées, transparentes et crédibles que la division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA a initié un atelier de renforcement de capacités de la société civile sur le monitoring des droits de l’homme en période électorale. L’atelier s’est tenu, mercredi dernier, à l’hôtel Onomo.
La cérémonie était présidée par le représentant du ministre des Droits de l’Homme, Abraham Bengaly, en présence du directeur de la division des droits de l’homme et de la protection, représentant du haut–commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Guillaume Ngefa A. Andali. Y étaient aussi le président de la Commission nationale des droits de l’homme Mahamane Maïga et nombre d’acteurs de la société civile.
Dans son discours, Abraham Bengaly a rappelé que pendant la période électorale, certains droits peuvent être plus restreints ou menacés, notamment la liberté de réunion et d’association ou la liberté d’expression. Cela peut parfois conduire à de graves violations des droits de l’homme tels que les arrestations ou détentions arbitraires, mauvais traitements, torture, exécutions extrajudiciaires et disparitions forcées a indiqué le représentant du ministre en charge des Droits de l’Homme. Il a aussi ajouté que l’importance de la question des droits de l’homme dans le processus électoral n’est plus à démontrer. Pour lui, les nombreux défis exigent une vigilance accrue pour répondre aux attentes et aspirations légitimes de la population.
A en croire Abraham Bengaly, le contexte actuel revêt une importance particulière puisqu’il offre l’opportunité de doter les défenseurs des droits de l’homme d’outils et méthodes en vue d’une meilleure surveillance des élections.
Quant au représentant du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, il a souligné que l’émergence de sociétés civiles fortes, dynamiques et coordonnées, occupe une place de choix dans la stratégie globale du commissariat des Nations unis aux droits de l’homme.
Il a assuré que sa structure continuera de soutenir vos efforts dans le domaine de la surveillance des droits de l’homme afin de lui permettre d’assumer plus efficacement son rôle. Dans son intervention, Mahamane Maïga a relevé que les sociétés civiles auront vocation, à l’issue de cet atelier, d’aller à l’intérieur pour passer le message mais aussi pour gérer et observer l’ensemble du processus.
Amsatou Oumou TRAORé

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