Mopti : ATELIER DE FORMATION SUR LES DROITS DE L’HOMME

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La clôture des travaux était présidée par le ministre des Droits de l’Homme


Face au contexte de fragilité caractérisé par les assassinats, les enlèvements, les braquages, les disparitions forcées et de privation de libertés fondamentales et exacerbé par les conflits intercommunautaires que traverse notre pays, les autorités multiplient les actions de promotion et de protection des droits de l’homme.
C’est dans ce cadre que le ministère des Droits de l’Homme, en partenariat avec la MINUSMA, MISAHEL et le CICR, a organisé du 21 au 23 juin dernier à Mopti, un atelier de formation «en droits de l’homme et en droit international humanitaire». La session était organisée à l’intention du personnel de l’administration, des forces de défense et de sécurité, des organisations de défense des droits de l’homme et de la société civile.
La cérémonie de clôture de cette rencontre était présidée par le ministre des Droits de l’Homme, Me Kadidia Sangaré Coulibaly, en présence de plusieurs hautes personnalités, notamment le gouverneur de la Région de Mopti, le général Sidi Alassane Touré. On notait aussi la présence des experts de la MINUSMA et de MISAHEL qui ont assuré l’animation de la session.
L’atelier avait pour objectif de former les acteurs en droits de l’homme et en droit international humanitaire, deux concepts à maîtriser pour connaître ses droits, devoirs ou obligations en matière des droits de l’homme. Il visait aussi à créer un dialogue interactif entre populations civiles et forces de défense et de sécurité en matière du respect des droits humains. Durant les trois jours de la rencontre, les cibles et les facilitateurs ont passé en revue les droits de l’homme, le droit international humanitaire et le droit de l’homme en période électorale. Ils ont aussi analysé les questions relatives à la protection et à la promotion des droits de l’homme et échangé sur le rôle et la synergie existante entre les organisations intervenant dans le domaine du respect du droit de l’homme. A la suite des experts de la MINUSMA et de MISAHEL, dont les communications ont porté sur les droits de l’homme et le droit international humanitaire, Souleymane Bocoum s’est, dans sa présentation, focalisé sur «les droits de l’homme et élection». Au cours de cet exposé, il a successivement expliqué les principes des droits de l’homme, le rôle et la responsabilité des forces de l’ordre dans le processus électoral. Selon le porte-parole des participants, Hamsala Bocoum et président régional de l’association Tabital Pulaku, cet atelier vient à point nommé au regard de l’insécurité rampante dans le centre du pays. «Il est opportun et important de parler partout au Mali aujourd’hui de droits de l’homme. Les échanges nous ont permis de mieux appréhender les droits de l’homme et le droit international dans leurs spécificités, surtout les droits de l’homme et conflit. Nous sommes dé &é&sormais édifiés sur les concepts : violation des droits, les abus et les exactions. Nous attendons et nous nous impliquerons pour le respect des droits afin d’aboutir à des élections présidentielles paisibles et apaisées», a-t-il déclaré.
«Tous les sujets que vous avez eu l’occasion de partager durant ces jours ont été conçus pour vous amener à respecter et à préserver la dignité humaine», a indiqué le ministre des Droits de l’Homme dans son discours de clôture. Mme Kadidia Sangaré Coulibaly s’est réjouie de l’appropriation faite des modules dispensés.
Elle a aussi souhaité une mise en application des connaissances acquises au moment où il y a beaucoup d’agressions dans le pays. Elle a aussi adressé, au nom du président de la république, Ibrahim Boubacar Keïta, très attaché à la promotion et à la protection des droits, sa profonde gratitude aux participants pour la mobilisation. Enfin, le ministre a remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement. A l’issue des travaux, les participants ont recommandé, entre autres, la multiplication des initiatives de formations sur les droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire, l’organisation des campagnes de sensibilisation et d’information soutenues par des supports élaborés dans les langues nationales.
Dramane
COULIBALY
AMAP-Mopti

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