Mopti : CONCERTATION RÉGIONALE SUR LE CADRE NORMATIF DE L’ÉTAT CIVIL

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La Chambre de Commerce et d’Industrie de Mopti a abrité les 24 et 25 novembre dernier l’atelier de concertation des Régions de Mopti, Taoudénit, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka sur l’évaluation du cadre normatif de l’état civil. C’était sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Kantara Diawara, en présence du directeur national adjoint de l’état civil, Mory Cissé, du coordinateur du Programme d’appui au fonctionnement de l’état civil au Mali et de la mise en place d’un système d’information sécurisé (PAECSIS), Abdoulaye Konaté et l’experte juriste de CIVIPOL/PAECSIS, Mme Sylvie Becky.
Organisé par la Direction nationale de l’état civil avec l’appui technique du PAECSIS et le soutien financier de l’Union européenne, l’atelier avait pour objectif d’impliquer les collectivités territoriales, les autorités administratives et judiciaires ainsi que l’ensemble des acteurs opérationnels des régions concernées dans le processus d’évaluation du cadre normatif de l’état civil à l’aune des problématiques relevées. Il avait également pour objet de formuler des recommandations, y compris des propositions d’adaptation de ces textes normatifs aux innovations impliquées par la modernisation de l’état civil.
La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été marquée par l’allocution du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Kassim Baber Guitteye, l’intervention du directeur national adjoint de l’état civil et le discours d’ouverture du directeur de cabinet. M. Guitteye a relevé l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil tels que les naissances et les décès et l’effet bénéfique de l’implication de l’ensemble des acteurs au processus de relecture. Le directeur national adjoint de l’état civil a rappelé l’importance de l’état civil pour le continent africain à travers la proclamation en juillet 2016, par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine la décennie 2017-2026 «Décennie pour le repositionnement de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil dans les programmes continentaux, régionaux et nationaux de développement en Afrique».
Selon lui, de l’indépendance à nos jours, l’état civil est au cœur des préoccupations des plus hautes autorités. Cette volonté a abouti à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’état civil assortie d’un plan d’action de mise en œuvre avec la participation de l’ensemble des acteurs et adoptée par le gouvernement. A ce titre, il doit aujourd’hui introduire les technologies de l’information et de la communication dans la gestion de l’état civil et être en cohérence avec les standards internationaux dans le respect des engagements souscrits par le Mali. Il a, par ailleurs, indiqué qu’au regard de la crise sécuritaire en lien avec l’occupation terroriste du septentrion, les Régions de Mopti, Taoudénit, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka à l’instar des autres doivent faire face aux enjeux liés au non enregistrement des faits d’état civil conformément à la réforme globale envisagée dans le cadre de la modernisation.
Le directeur de cabinet, Kantara Diawara, a remercié le ministère de l’Administration territoriale et le PAECSIS pour le choix porté sur sa région pour accueillir la concertation. Il a relevé qu’en raison des conséquences de la crise sécuritaire, l’importance de leurs diasporas et de ses flux migratoires, les Régions de Mopti, Taoudénit, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka se trouvent au cœur des défis et enjeux liés à l’état civil notamment les questions identitaires et sécuritaires. C’est pourquoi il a invité les participants à saisir l’opportunité de leur présence à cet atelier de concertation pour contribuer activement à l’évaluation du cadre normatif et à formuler des recommandations pertinentes à la hauteur des défis et enjeux régionaux.
Le module a porté sur l’état actuel des textes régissant l’état civil malien, les acquis et les faiblesses à corriger avec un accent sur certaines problématiques liées à la gestion de l’état civil et aux statistiques vitales. Il a été présenté par Mme Sylvie Becky, experte juriste de CIVIPOL/PAECSIS.
Dramane
COULIBALY
AMAP-Mopti

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